dimanche 8 juin 2014

Cet été-là ( Jillian et Mariko Tamaki)



 



  •  Cet été-là ( Jillian et Mariko Tamaki)
  • Broché: 317 pages
  • Editeur : Rue de Sèvres (14 mai 2014)
  • Collection : BD ADO-ADULTES
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2369810882
  • ISBN-13: 978-2369810889


C’est le cœur serré que j’ai refermé cette BD que Mme Doriane Sibilet de l’école des loisirs, a eu la gentillesse de me faire parvenir.
Le cœur serré, un brin de nostalgie, une envie de retourner à ce moment de l’enfance, juste avant l’adolescence… Ce moment où l’on n’est plus tout à fait des enfants, mais pas encore des adultes.
Ce moment où les jeux simples de l’enfance (creuser un trou dans le sable, se baigner, faire semblant d’outrepasser les règles en regardant des films d’horreur, collectionner des cailloux, font encore plaisir, mais où l’on  commence à être attiré par de nouvelles choses : les garçons, les relations entre adultes…..

L’histoire est simple : Rose a 13 ans, et Windy 11 ans et demi. Elles  se retrouvent tous les étés depuis leur plus jeune âge pour passer leur été au bord du lac Awago. Cette année, les choses semblent différentes. Rose ressent une tension entre ses parents. Et elle est attirée par le jeune homme qui tient la petite «  supérette » vers la plage.
J’ai beaucoup aimé les dessins de  Jillian Tamaki, le noir et blanc, les traits un peu épais… J’ai aimé le personnage de Rose, le visage que lui dessine Mme Tamaki fait ressortir son côté rêveur, un peu boudeur par moment…..Le dessin laisse transparaitre sa sensibilité à fleur de peau mieux que n’importe quel mot ou que n’importe quelle couleur. J’ai apprécié le personnage de Windy, encore si enfantin, espiègle. Elle s’amuse de tout. Sa mère un peu baba cool m’a fait sourire.

Un moment de plaisir que cette lecture que je vais rajouter.

J’ai beaucoup apprécié les dessins de la plage, de la mer... j’ai envie de m’y replonger de nouveau d’ailleurs (pourtant je l’ai lu ce matin seulement !)

Un coup de cœur donc !
Je le rajoute pour la ligne BD du challenge Petit bac, dans la catégorie «  temps » 

collection de mots 2014

Mal dans la peau ( Ghislaine Bizot)




  •  Mal dans la peau ( Ghislaine Bizot)
  • Broché: 210 pages
  • Editeur : Calepin (29 mai 2013)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 1091990034
  • ISBN-13: 978-1091990036



Ce livre fait partie de ceux dont on ne sait que dire en le refermant. Non, parce qu’il est nul mais bien au contraire parce que tout y est dit et que chaque mot supplémentaire est inutile, vain et même dénaturerait le texte. Et parce que l’on se sent tout petit quand on le referme…

Tout commence par le déménagement de Carole à Tournefort, petit village perdu de l’arrière pays niçois.  Les moyens de communication modernes ne passent pas, alors Carole et Marie, sa meilleure amie qu’elle a laissée à Lille, décident d’utiliser la bonne vieille méthode de la lettre manuscrite pour correspondre.
Mais au travers des lettres de Carole, Marie se rend rapidement compte que Fabrice, le mari de Carole, n’est pas l’époux gentil qu’il paraissait, qu’il a parfois des réactions démesurées, des colères assez violentes. De plus il semble vouloir couper sa jeune femme du monde l’isoler. Que faire ? Comment agir ?


Mon avis
Dans ce livre la tension va croissant. A chaque page, on s’attend au pire.
Ghislaine Bizot montre bien les dilemmes de chacune des deux femmes, leurs interrogations.
Marie doit-elle écouter son intuition et dire à son amie que son mari est violent ? Et si elle se trompait? Dans le cas contraire, comment agir à 1000 km de distance ? Comment être sûr que les mots écrits sont les bons ? Si elle se décidait à mettre les vrais mots (ceux qui font peur, les mots crus et durs de la réalité, Carole ne risquerait-elle pas de se braquer et de cesser toutes communications avec elle… et alors qui saura ? D’un autre côté, ne rien faire n’est-ce pas agir comme une autruche en mettant la tête dans le sable ? Entre ces deux extrêmes, Marie essaie d’écrire les choses, tout en les édulcorant, pour amener Carole à accepter, petit à petit, la vérité.
De son côté Carole vit une longue descente aux enfers. Elle ne peut se dire, s’avouer que Fabrice est violent, que peut-être elle s’est trompée…. Et puis Fabrice brille tellement quand ils sont «  en société ». Non  elle se dit que c’est elle la coupable, qu’elle n’est pas assez à son écoute, qu’elle est égoïste. C’est elle qui le pousse à bout. C’est à elle de changer. Et puis, elle ne veut pas envahir les autres en disant la vérité, alors elle ment. Et elle accepte les coups, les séances de regrets de son mari. Car elle l’aime son mari et elle est sure qu’il l’aime…
Et dans ses lettres, elle déguise la vérité, la transforme….on peut dire ce que l’on veut dans une lettre, les yeux ne sont pas là pour trahir, et si l’écriture est tremblée, la lettre mouillée de larmes, il est possible de la recommencer, encore et encore jusqu’à ce que le résultat soit acceptable.  De toute façon pour dire la vérité aux autres il faudrait d’abord accepter de se la dire…
Par moment Carole nous livre ses vraies pensées, loin de tous mensonges, et c’est à chaque fois un coup au cœur pour le lecteur, une douleur

Ce livre est une belle histoire d’amitié. Marie tente de protéger Carole en ne lui assénant pas la vérité d’un coup mais en lui la distillant… petit à petit, comme pour que cette dernière puisse mieux l’accepter….
C’est un vrai coup de maitre de la part de l’auteur (que j’ai eu le plaisir de rencontrer) car elle n’a pas vécu (et heureusement) cette situation, mais elle sait trouver les mots justes, pour dire les choses sans les dire, pour toucher le lecteur au plus profond sans l’apitoyer.
Merci beaucoup à vous Mme Bizot, et merci à la médiathèque qui m’a permis de découvrir votre livre… Il me tarde de lire le prochain !

«  Paraître et être. Elle a toujours pensé qu’il faudrait écrire «  parêtre » puisque paraître  n’est qu’une protection de l’être »
«  La nuit est mauvaise conseillère. L’ennui, frère jumeau de la nuit apporte les même sensations »
«  Dissimuler. Cacher. Ne rien laisser transparaitre des difficultés. Donner à la réalité les couleurs souhaitées comme un peintre sur sa toile. Ajouter ça et là de petites touches qui adoucissent la noirceur, qui attirent le regard. S’accrocher à des traits de lumière. Et souffrir en silence. Dissimuler, certains appellent cela mentir. »




Je rajoute ce livre pour le challenge «  petit bac » ligne générale, catégorie matière si Enna est d’accord…. 
petit bac 2014 - Copie

vendredi 6 juin 2014

Les origines de l’amour ( Kishwar Desai)





  •  Les origines de l’amour ( Kishwar Desai)
  • Broché: 272 pages
  • Editeur : EDITIONS DE L'AUBE (22 mai 2014)
  • Collection : AUBE NOIRE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2815909308
  • ISBN-13: 978-2815909303



Mon résumé 
Simran Singh, travailleuse sociale à Delhi, est depuis peu, la mère adoptive d’une adolescente de 14 ans. Elle vit avec sa mère qui n’a qu’un souhait : la voir devenir mère.
Elle intervient auprès de jeunes mères porteuse dans une clinique spécialisée dans la gestation pour autrui. Les embryons implantés  sont envoyés depuis l’Angleterre, la France ou les Etats Unis.
Du point de vue des médecins, des futurs parents et des mères porteuses tout semble bien se dérouler (médicalement et légalement)… jusqu’à ce que naisse la petite Amelia. On découvre au cours de ses premières heures de vie, qu’elle est séropositive. Lorsque ses parents naturels meurent dans un accident suspect, Simran décide de partir  à Londres pour tenter de retrouver les proches de l’enfant, et enquêter sur les raisons de sa séropositivité.

Mon avis :
Dur dur de résumer ce livre en fait .Je dirais que c’est un polar assez atypique et très riche, très dense ( trop ?).
Le suspense  y est insidieux. L’air de rien, la tension monte peu à peu, les drames se nouent.
« Comment l’auteur s’y prend-elle ? » vous demandez-vous sans doute…  
En fait, au départ le lecteur est amené à penser qu’il s’agit seulement de la simple enquête d’une travailleuse sociale sur les origines d’un bébé séropositif. Mais, au fur et à mesure on comprend que l’enquête est bien plus complexe, que les méchants ne sont pas ceux que l’on croit, et idem pour les gentils. Aucun personnage n’est véritablement gentil ou méchant....
J’ai apprécié cette enquête car, au travers des tribulations de Simran, l’auteur met en lumière les différents questionnements, les différents problèmes que peuvent poser la gestation pour autrui.  
Et en donnant tour à tour la parole, aux médecins, aux patients, au couple en demande, aux mères porteuses, l’auteur donne un «droit de réponse » à chacun.

Les différents personnages de l’histoire  donnent leur voix pour contribuer à l’écriture de l’histoire. Le passé et le présent de l’histoire se mêlent et permettent de mieux saisir les décisions de chacun.
On suit le couple de Kate et Ben qui permet de comprendre les épreuves traversées par les futurs parents avant qu’ils ne décident d’avoir recours à ce procédé. Une sorte d’ultime chance….
Les interrogations que peuvent avoir les parents, en termes d’éthique, de lien avec l’enfant à naître sont détaillés.
Nous avons aussi le point de vue des médecins, des tentations auxquelles ils sont soumis, les risques qu’ils prennent, les questions qu’ils peuvent se poser. Et l’on découvre que si certains ont vraiment envie d’aider des parents à fonder une famille, d’autres ont des projets moins altruistes en tête.
Enfin le point de vue des mères porteuses, dans un pays pauvre, est également exposé.
Et puis ce polar nous parle aussi de l’exploitation des pays riches par les pays pauvres, de la place des pays moins développés ; des risques d’eugénisme…

Comme dans un puzzle, pièce à après pièce l’auteur nous livre une enquête riche en rebondissements et bien ancré dans les problèmes actuels…  
Un livre à découvrir … et un auteur à suivre ! 
Merci à Mme Jullion de m'avoir fait parvenir ce livre! 

Je le rajoute pour le challenge thriller et polar0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba 3 
http://liliba.canalblog.com/archives/2014/04/08/29605653.html

mercredi 21 mai 2014

Sherlock Holmes Crime Alleys : Le premier problème (tome1) Vocations forcées (Tome 2)


Sherlock Holmes Crime Alleys : Vocations forcées - Tome 2 - S Cordurie


Sherlock Holmes Crime Alleys : Le premier problème - Tome 1 - Alessandro Nespolino;Sylvain Cordurié 











Résume du site " www.gibertjoseph.com"

Mai 1876. Le Royaume-Uni connaît une vague de disparitions inquiétantes. Les communautés intellectuelles et scientifiques en sont les premières victimes. Nulle rançon n’est demandée et les autorités n’ont pas l’ombre d’une piste sur les motivations des ravisseurs. S’il arrive à Sherlock Holmes de prêter concours à Scotland Yard, il n’a pas encore choisi sa voie. Il se partage entre ses passions et mène une vie de bohème aux côtés d’un jeune musicien autrichien, violoniste virtuose promis à une grande carrière. L’enlèvement de ce dernier conduira Holmes à se confronter au crime organisé et à en découvrir l’insoupçonnable noirceur, et à faire connaissance avec la famille Moriarty.

Mon avis :
C’est après moult hésitations que j’ai acheté cette BD et avec beaucoup d’appréhension que j’ai entamé ma lecture.
Bien qu’ayant lu et aimé les livres de Mr Doyle adolescente, je n’avais depuis plus eu envie d’y replonger mes lunettes. Et puis j’ai découvert l’adaptation télé de M6 «  Elémentary » qui m’a donné envie de retrouver cet enquêteur atypique.
Une chose est sure, si je rouvre de nouveau un livre de Sherlock Holmes, cette BD n’y sera pas pour rien. Bien que n’aimant pas les personnages imbus d’eux-mêmes, c’est avec plaisir, voir même délectation que je me suis laissé charmer par Sherlock. Les dessins de Mrs Nespolino  et  Cordurié n’y sont pas pour rien. Leur Sherlock est mignon et même craquant.
Mais il n’y a pas que cela. Dans le tome 1 et plus encore dans le tome 2, Sherlock «  prend de l’épaisseur ». On le découvre de plus en plus humain et sensible.
Il faut rajouter à cela que J’ai retrouvé avec plaisir l’humour et l’ironie anglaise de l’enquêteur et que l’atmosphère humide de Londres est vraiment très bien rendue.
Je crois pouvoir dire que cette BD est quasiment un coup de cœur pour moi.
Je la rajoute à ma ligne BD dans la catégorie Prénom du challenge Petit bac.

mercredi 14 mai 2014

Luz ou le temps sauvage (Elsa Osorio)





  •  Luz ou le temps sauvage (Elsa Osorio)
  • Poche: 353 pages
  • Editeur : Editions Métailié (11 avril 2012)
  • Collection : Suites
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2864248794
  • ISBN-13: 978-2864248798


Mon résumé :
C’est l’histoire de Miriam qui veut devenir mannequin… et qui  pour payer l’école de mannequinat en vient à se prostituer puis à nouer une relation  avec Pittioti, dit «  La Bête » et à avoir envie d’un enfant.
C’est  aussi l’histoire de Mariana et Eduardo qui perdent leur bébé à la naissance.
Et enfin  l’histoire de Liliana qui est enceinte et accouche d’une petite Lili.
Et puis il y a l’Histoire tout autour. Celle avec un grand H. Celle de l’Argentine en 1976. Une Argentine aux mains des militaires de Perón. Une dictature militaire qui fomente la disparition forcée de milliers d’opposants et le règne de la torture.
C’est Luz, 20 ans, qui, par le récit qu’elle fait à Carlos, lie toutes ses histoires. Un Carlos qu’elle a recherché pendant 2 ans au moins…



Mon avis

Voici encore un livre à mettre dans la catégorie Coup de cœur-coup de poing…

En faisant alterner le récit de Luz et les remarques de Carlos l’auteur plonge vraiment le lecteur dans l’histoire et l’Histoire. Luz nous rapporte les pensées, le vécu, les questionnements de chaque protagoniste. Et les réactions de Carlos,  livrées au fur et à mesure, rendent le récit plus poignant, plus vivant. Ce procédé permet également d’éviter une vision simpliste de l’histoire, où les révolutionnaires seraient les gentils et les militaires les méchants. On voit au cours du récit les personnages évoluer, grandir presque. Cela est particulièrement apparent pour le personnage de Carlos.  S’il commence par en vouloir à Luz d’utiliser le terme papa quand elle parle de celui qui l’a élevée, il comprend petit à petit le ‘pourquoi du comment’ de sa relation à cet homme.
Plus que d’une simple histoire de filiation, ou même d’une énième critique de la dictature argentine, ce livre soulève le problème de la culpabilité.  Pourquoi Eduardo a-t-il agi comme ça ? De quelle manière  assumer les conséquences de ses choix (ou non-choix ?) ? Peut-il « réparer »  ses erreurs ? Si oui, comment le faire ?
Ce livre  pose, à travers les personnages d’Eduardo, de Carlos des questions sur la notion filiation ; sur le sentiment de filiation. Un enfant doit-il aimer ses parents ? Peut-il les aimer quels que soient leurs actes ? Un enfant a-t-il le droit de juger, de condamner les actes de ses parents ?  Comment le lien parent-enfant se construit-il ? Peut-il se bâtir sur des mensonges ? Comment la relation  d’une fille à sa mère influe-t-elle sur la femme que cette dernière deviendra ? Se construit-elle grâce ou en dépit de cette relation ?
L’histoire racontée par Luz nous interroge aussi sur notre attitude, et nos rapports à l’histoire de notre pays, du monde qui nous entoure. Doit-on se tenir au courant de l’actualité ? Peut-on choisir d’ignorer certains faits pour vivre ?

C’est vraiment un livre dense et riche en interrogations qu’a écrit Elsa Osorio. Et elle réussit en plus à ne jamais juger ses personnages, et à ne jamais tomber dans le moralisme (un vrai challenge) ou les clichés.
Les personnages  sont pour la plupart attachants, et en tout cas ne laissent pas insensibles. On peut tous  les « comprendre », même «  les méchants »

Citations

« Toi tu es là-dedans parce que tu crois en une société plus juste, tu me l’as dis, moi je crois que dalle, tu comprends ? Je crois que tout est merdique et je n’ai pas l’intention de mourir pour un truc en quoi tu crois et moi pas. »

« Tu ne crois pas que les grands experts en révolution que vous étiez auraient pu se demander s’ils avaient le droit d’exposer un enfant au risque de disparaître, comme vous-mêmes, de se voir voler votre identité. Ces gosses n’ont pas eu, comme leurs parents le choix de courir ce risque en fonction telle ou telle idéologie. […] C’était la morale révolutionnaire ou du pur égoïsme? »

« Mes propres parents m’ont exposé à ce terrible destin : disparaitre….en restant en vie. »
«  Mais il n’y a pas d’amis, d’affections, de fidélités, il n‘y a rien qui résiste à la torture. »
«  Luz était-elle coupable d’aimer cet homme qui l’avait volée ? »

« Pleurer avec quelqu’un qui souffre de la même chose n’est pas pareil que ces larmes solitaires, stériles parce que c’est savoir qu’il y a un temps pour les larmes et un temps pour l’action. » 
  
Je note ce livre pour le challenge petit bac 2014 ligne adulte, catégorie prénom
 

mardi 6 mai 2014

Dans la remise ( Ines Benaroya)



Dans la remise - Flammarion


  •  Dans la remise ( Ines Benaroya)
  • Broché: 288 pages
  • Editeur : FLAMMARION (2 avril 2014)
  • Collection : FICTION FRANCAI
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2081331977
  • ISBN-13: 978-2081331976



Résumé
Que faire quand on découvre un enfant endormi sur le canapé de sa remise ? Réveiller brutalement l’enfant ? Prévenir la police pour joindre la famille ? Voila le problème qui se pose à Anna, 48 ans.
Et quels mots trouver pour mettre son mari, Bertrand au courant ?

Mon avis
Voila un livre que je classe dans la catégorie coup de cœur et coup de poing.
Coup de cœur pour le personnage d’Anna d’abord. Sous des dehors assurés, Anna est une femme de 48 ans fragile. Elle a beau paraître insensible, dure face à la mort de sa mère, on sent dans les souvenirs qui refont surface, une sensibilité à fleur de peau. On sent toute ses fragilités. Elle a beau paraitre sûre de son choix de ne pas avoir d’enfant avec son mari, il devient rapidement clair que la présence de cet enfant dans sa remise remet tout en question, ravive des plaies, remet au gout du jour des interrogations.
Un vrai coup de cœur pour ce personnage donc, pour la façon dont elle tente, entre rêve et réalité, entre fantasme et réalisme de faire face à ses remises en questions.
Coup de cœur pour la plume de l’auteur : une plume tout en douceur. Elle nous parle de cette femme, de son histoire, de ses envies, choix et réactions sans jamais la juger, mais au contraire avec un vrai respect. A travers les mots, les phrases on sent qu’elle respecte la façon dont Anna s’est construite, grâce et en dépit de sa relation avec sa mère. Elle nous conte de la même façon l’histoire de la «  découverte » que fait Anna dans sa remise.
Coup de cœur aussi pour la pudeur mais le réalisme avec lequel l’auteur aborde le sujet de la maternité et même plus précisément du choix de la non-maternité par les femmes. Un choix qui amène souvent un rejet de la part des « couples » et en tout cas des regards très critiques.  
Coup de poing car cette histoire m’a chamboulée. Elle interroge sur les relations mère-fille, sur la façon dont cette relation influe nécessairement et quoi que l’on en pense ou dise, parfois même de façon inconsciente, sur les décisions et les choix des femmes  dans leur vie de femmes.
Coup de poing enfin car…. lisez l’histoire et je pense que vous comprendrez !!! 


Je le rajoute, si Enna est d'accord, au challenge petit bac dans la catégorie " batiment" 

vendredi 2 mai 2014

Petits arrangements avec nos cœurs ( Camille de Peretti)



 


  •  Petits arrangements avec nos cœurs ( Camille de Peretti)
  • Broché
  • Editeur : Stock (30 avril 2014)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2234070996
  • ISBN-13: 978-2234070998

Mon résumé 
 A 16 ans, Camille  est lycéenne et encore vierge. … jusqu’au jour où une fille lui annonce qu’un garçon de terminale est amoureux d’elle. Il s’appelle  Stanislas. Camille ne le connait pas. Elle, elle aime William (qui en aime une autre !)
Finalement, un peu par dépit elle finit par sortir avec Stanislas. Elle lui offrira son premier baiser….
Puis elle rompt avec lui  et le  retrouve quelques années plus tard. Entre temps Camille a écrit un livre et s’est mariée avec un dénommé César. Elle divorce de lui pour filer retrouver Stanislas à Londres.
Et là ….


Mon avis.
Je n’ai pas aimé ce livre. L’ayant reçu dans le cadre du coup de cœur des lectrices de Version fémina, j’ai poursuivi ma lecture jusqu’au bout ; sans cela j’aurais abandonné.
En fait, (et c’est rare pour moi ! j’ai d’emblée détesté l’héroïne narratrice. Je l’ai trouvée manipulatrice, égocentrique et égoïste. Dès le départ, on comprend qu’elle ne sort avec Stanislas que par dépit, pas par amour. Pourtant elle a conscience, elle sait que Stanislas l’aime lui. Dans le but d’avoir une expérience amoureuse, de ne plus être différente de ses copines elle joue la comédie, fait semblant….
Dans la suite du livre, quand elle le retrouve, on a vraiment l’impression que c’est uniquement pour avoir une bonne raison de quitter son mari César qu’elle le rejoint à Londres.
Tout au long du livre, son comportement avec Stanislas m’a gêné, mise mal à l’aise et même énervée.