mercredi 24 juin 2020

Tunnel (Éric Courtial)


Essai couv 3


  • Tunnel (Éric Courtial)
  • 12X19 cm, broché
  • 210 pages
  • ISBN : 9782919066223
  • Date de parution : 2015
 
 
 
Mon résumé :
200 automobilistes pris au piège du tunnel de la Croix Rousse, un groupe de 8 malfaiteurs dont le chef « ressemble » à un vrai psychopathe… le weekend de Pâques du nouveau commandant du SRPJ de Lyon commence sur les chapeaux de roues.
Les exigences des preneurs d’otages sont simples : plus de 10 millions d’euros et des diamants, sinon … des morts dans le tunnel et l’explosion de 2 bombes cachées dans Lyon.

Mon avis :
Depuis quelques jours j’avais du mal à lire… Après avoir tenté de commencer plusieurs des livres de ma pile à lire j’ai fini par ouvrir celui-ci, commandé pendant le confinement. Et j’avoue que si je l’ai commencé vendredi soir je l’ai fini dimanche. Impossible de le lâcher. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cela. Pourtant, le sujet de la prise d’otage est un classique du polar et l’enquête pourrait sembler elle aussi « classique ». Mais voilà, il y a des petits trucs en plus qui en font un polar plus que digne d’intérêt et surtout addictif :
- le lieu d’abord…Lyon et le tunnel de la Croix-Rousse… j’y étais, pas plus tard qu’en janvier dernier (il y a quelques mois, il y a un siècle j’ai l’impression) donc j’avais des images claires des lieux en tête. J’ai passé des bons moments dans la capitale des Gaules dans mon enfance.
- la prise d’otage sous un tunnel est une idée très originale je trouve !!! En effet cela restreint la possibilité pour les policiers d’intervenir ou d’avoir un quelconque « visuel » sur la situation.
- le défilement du temps « affiché » à chaque début de chapitre, donne un sentiment d’urgence, qui met la pression aux enquêteurs mais aussi au lecteur qui veut savoir.
- une sensation d’impuissance du côté des enquêteurs (et donc pour le lecteur), tant les malfaiteurs semblent avoir organisé le moindre détail, semblent avoir tout anticipé.
- les personnages attachants du côté des forces de police, et du côté des preneurs d’otage   un chef à la limite de la folie « froide », prêt à tout pour « gagner »
Et enfin une écriture fluide qui fait que le lecteur rentre dans l’histoire dès les premières lignes !  
Vous l’avez compris : précipitez-vous pour le commander !!!! Mais s’il vous plait, commandez-le à vos libraires ou directement sur le site de l’éditeur. Les petits éditeurs et les libraires sont en danger en ce moment, ils ont plus besoin de vous que les grosses plateformes de e-commerce.
De plus si vous allez sur le site de l’éditeur n’hésitez par à flâner et à vous laisser tenter les autres titres : j’en ai lu beaucoup et je n’ai jamais été déçue : les « histoires » sont toutes plus originales les unes que les autres et les écrivains « savent écrire » avec un grand E !!!

vendredi 5 juin 2020

Mes héros



Mes héros !!!

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas parler livre mais de héros dont on ne parlera jamais aux infos… .. de mes héros !
On parle beaucoup des Héros de la crise en ce moment... les soignants, les agriculteurs, les caissiers....
Je voudrais rajouter des noms à la liste: ceux de mes élèves:
- de O.  qui débute dans la lecture ( reconnaissance de syllabes) avec une maman non lectrice, sans internet. Depuis le début du confinement, il m'attend à 12h le vendredi à côté de son téléphone pour faire de la lecture, des maths...
Au début, je n’avais aucun support pour lui. La possibilité d'envoyer des supports par la poste a permis d'aller plus loin. Mais quand on a un handicap qui fait que le traitement de l’oral est lent et difficile … maintenir sa concentration quasiment 20 minutes, changer de consignes plusieurs fois... quel exploit !! Et pourtant il persévère, s’approprie des supports seulement avec ma guidance verbale ! Un vrai champion !   

- de G. qui s'est approprié un de mes supports de lecture pour inventer spontanément à son tour des phrases possibles/impossibles.
- de B. qui fait du calcul mental au téléphone, de la lecture via téléphone aussi ... qui tente tant bien que mal de s’investir alors qu’elle n’est pas encouragée par sa famille …

- de O. qui a accepté de travailler avec ses parents sur mes supports pendant tout le confinement, alors que d'habitude il lui est difficile de "mélanger" l'ime et la maison.  La même O accepte un emploi du temps qui change depuis le retour du confinement, accepte de travailler dans la classe avec des « nouveaux » élèves . O qui continue de progresser dans les communications informelles  ( « Regarde Claire il fait soleil », «  à tes souhaits »… des paroles anodines pour tout un chacun, des avancées pour une jeune TSA qui ne cesse de nous épater )
- de M, E, S, L, R ... qui malgré les angoisses, les difficultés  d’apprentissages,, parfois un faible soutien des parents, continuent de travailler à distance.
Depuis le 11 mai, ils reviennent petit à petit…
Je salue le courage de tous les jeunes qui supportent le masque toute la journée sans broncher alors que tant d'adulte sans troubles ne sont pas capables de prendre sur eux pour le faire !!
Je salue leur courage de se plier à tous les gestes barrières, d’accepte de ne pas avoir de jeux à la récré, de ne pas pouvoir prendre leurs renforçateurs habituels
Mes héros ce sont eux et je voulais en parler !
Je voulais dire à quel point je suis fière de travailler avec eux, à quel point je suis chanceuse de les connaitre tout simplement …

mardi 28 avril 2020

Laisse tomber, petit manuel de survie en milieu grabataire (Nick Gardel)


 Laisse tomber : Petit manuel de survie en milieu grabataire




  •  Laisse tomber, petit manuel de survie en milieu grabataire (Nick Gardel)
  • Broché : 212 pages
  • Editeur : Editions du Caïman (26 mars 2019)
  • Collection : Polars
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2919066730
  • ISBN-13 : 978-2919066735
  • Dimensions du produit : 12 x 1,5 x 19 cm

 Mon résumé :
Tout commence par un homme en équilibre sur une rambarde de balcon à 15 mètres du sol.
Situation peu enviable, n’est-ce pas ? Surtout qu’en regardant bien, on s’aperçoit que l’homme en question est obèse…
Évidemment on peut se demander pourquoi Antoine Spisser (car c’est le nom de cet homme) a choisi de se retrouver dans cette position si inconfortable. En fait, il ne l’a pas vraiment choisi.
Car en fait tout ne commence pas là…mais quelques jours avant.
Au départ, Antoine est juste le locataire, de l’appartement situé au rez-de-chaussée gauche, du 8 allée Auguste Bartholdi. A 50 ans il est plutôt jeune par rapport aux autres habitants de l’immeuble. Avec Yvonne Meursang, Janine Boisnard, Gretta Roggen, Clarisse Desmastien, Carmine Orsini et Marie- Etienne Wolfberg, la moyenne d’âge de l’immeuble est supérieure à 70 ans.
Entre son jeune âge, et la position de son appartement, il n’est pas si incongru que les autres habitants de l’immeuble pensent qu’il en est le gardien. Et il n’est donc pas étonnant que Clarisse Desmastien l’interpelle à propos du lustre de son salon qui dysfonctionne…    

Mon avis :
A propos de Nick Gardel je me pose beaucoup de questions :  à quelle source a-t-il puisé son inspiration ?  Ses personnages sont-ils inspirés de personnes réelles de son entourage ? ou bien de personnes croisées dans son milieu professionnel ? (Il y a de tout dans l’éducation nationale … ;-)) Quel a été l’évènement déclencheur de son histoire… Les évènements qui s’y déroulent sont-ils du vécut ?   Que signifie « enseigner  dans les parties les plus complexes des méandres de l’éducation nationale ? » comme il est précisé dans sa biographie en quatrième de couverture ? 
 Pas mal de questions donc …  Mais il y a une question que je ne me poserai jamais, car je connais la réponse : cet homme sait-il écrire ? Là ma réponse est oui, cent fois oui, mille fois oui !  
Et par savoir écrire je ne parle pas de savoir aligner un sujet, un verbe et un complément et faire en sorte que la phrase obtenue ait un sens. Non je parle de savoir écrire avec un grand E. Je parle de savoir manier la langue française, de savoir l’utiliser pour exprimer sa pensée dans toutes ses nuances. Je parle de connaitre au moins la moitié du dictionnaire, de savoir l’utiliser et surtout de l’utiliser à bon escient ;
Ouvrir ce livre c’est se plonger dans le bonheur de pouvoir déguster des phrases, de devoir les lire plusieurs fois pour être sûr d’avoir compris toutes les subtilités des propos de l’auteur.
Ce livre est un bijou d’humour noir. J’ai adoré les personnages de cette histoire. Certains sont délicieusement haïssables, J’ai adoré ces « petits vieux » dans tous leurs travers

Un des maitres mots de ce livre est aussi qu’il ne faut « ne pas se fier aux apparences ». Car que savons-nous de nos voisins ? Ceux que l’on croise dans l’escalier ou sur le pas de la porte du bâtiment sont-ils aussi « bien-sous tous rapports » une fois la porte de leur appartement fermé ?
Vous l’avez compris : j’ai adoré !! Alors foncez !!!
Et commandez-le !! surtout qu’en ces temps de confinement les petits éditeurs ont besoin de nous !! (Et les commandes aux Editions du Caïman ça marche super en temps de confinement : j’ai testé !!!)