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jeudi 13 février 2020

Avalanche Hôtel ( Niko Tackian )


Avalanche Hôtel - Prix Ligue de L'Imaginaire-Cultura 2019 (Suspense Crime)

  •  Avalanche Hôtel ( Niko Tackian )
  • Poche : 288 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (2 janvier 2020)
  • Collection : Thrillers
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2253259969
  • ISBN-13 : 978-2253259961

Mon résumé :
Qu’est-il arrivé à Catherine Alexander ? Elle a disparu sans laisser de traces en janvier 1980 alors qu’elle passait ses vacances à l’Avalanche Hôtel, résidence haut de gamme des Alpes suisses ? Jeune fille de « bonne famille », Catherine, n’était pourtant pas du genre à fuguer …
Pourquoi Joshua Auberson, lieutenant sans histoire de la police cantonale de Vevey, a-t-il, à 30 ans à peine, des pertes des connaissances inopinées ? Pertes de connaissances pendant lesquelles il « voyage » entre 1980 et … 2018 ? Voyages « temporels » qui l’amènent souvent dans les locaux, pourtant désormais désaffectés, de l’Avalanche Hôtel. A qui appartient la silhouette géante qui semble poursuivre ce jeune flic trentenaire ?

Mon avis :
 Pour cette enquête, Nikos Takian a abandonné son personnage de Tomar Khan. Il a également délocalisé la scène de crime dans les Alpes Suisses , un décor sublime quoiqu’un peu «  angoissant » avec ses tempêtes de neige, ses cantons isolés dans les sommets.
Même si je suis impatiente de retrouver Tomar, je trouve que ce changement est une réussite.
Tout d’abord par le choix de ses personnages principaux : Joshua Auberson et Sybille, son adjointe. Le premier est, et cela devient de plus en plus rare, un flic normal. Certes il « voyage » dans le temps mais son langage est correct (pas de « gros mots » à chaque fin de phrase ou à chaque prise de parole), il a des relations normales avec ses collègues et son entourage. Il n’aime pas faire usage de son arme. Il ne cherche pas à tout prix à outrepasser la loi, mais se le « permet » quand sa quête de la vérité sur Catherine l’y pousse.
 Je l’ai trouvé attachant, dans sa quête de vérité mais également dans sa relation avec Sibylle. Un autre personnage attachant que cette Sibylle. Un physique atypique, une histoire personnelle un peu compliquée qui explique son comportement et ses « difficultés relationnelles ». On a envie de la connaitre, et j’ai vraiment apprécié ses remarques, sa fiabilité. Dès que Joshua a besoin d’elle, elle est là, sans priver du plaisir de le taquiner… Une belle personne si elle existait.
Je n’ai rien contre les enquêteurs torturés, ça peut rajouter une dimension aux enquêtes… Mais c’est également plaisant, comme ici, d’avoir des enquêteurs « normaux ». Ça permet de se concentrer sur l’enquête, de se concentrer vraiment sur la recherche du coupable sans avoir trop de paramètre à « occulter ». Ça fait du bien !! Et j’avoue que j’ai même réussi à comprendre une partie de la vérité avant la fin de l’histoire… Une partie seulement car l’histoire n’est pas simpliste, mais c’est quand même plaisant !!!
L’enquête en elle-même est intéressante, l’écriture de Mr Tackian agréable à lire sans fioriture mais sans pour autant tomber dans le simplisme.
Enfin, j’ai également apprécié les quelques digressions sur la mémoire, les souvenirs saupoudrées dans le livre.
Que rajouter si ce n’est que c’est une lecture agréable pour entamer une semaine de vacances et pour entamer ma première ligne du challenge Petit Bac 2020, dans la catégorie Lieu . 



dimanche 4 décembre 2016

Il était une ville (Thomas Reverdy)



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  •  Il était une ville (Thomas Reverdy) 
  • Broché: 272 pages
  • Editeur : FLAMMARION (19 août 2015)
  • Collection : Littérature française
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2081348217
  • ISBN-13: 978-2081348219




Mon résumé :
Il était une fois Eugène, ingénieur dans l’Entreprise. L’Entreprise l’a missionné à Détroit pour qu’il monte le projet censé la sauver, elle qui est en faillite. Mais Détroit aussi est en faillite. Comment vivre seul dans une telle ville, et si Candice….
Il était une fois Brown, lieutenant dans la police de Détroit. La recherche des nombreux enfants et adolescents disparus occupent ses nuits. Il consacre ses nuits à lire et relire les dossiers, à la recherche d’un indice, pour résoudre une énigme que ses supérieurs semblent vouloir ignorer. Y’aurait-il un Joueur de Flûte à Détroit, qui attirerait les enfants … et si oui, où ?
Il y a Gloria et Charlie, alias Skinny. Depuis 12 ans et la disparition de sa fille c’est elle qui élève le garçonnet. Mais comment faire pour qu’il ne rejoigne pas un des nombreux gangs qui pullulent dans la ville ?

Mon avis :
Il était un livre que j’avais envie de lire depuis sa sortie. C’est le résumé de la quatrième de couverture qui m’avait donné envie. Je m’attendais un peu à une enquête policière… et je peux vous dire, si vous avez les mêmes attentes que moi au départ… que vous pouvez passer votre chemin.
Car ce n’est pas ça du tout… c’est autre chose, quelque chose de mieux.
Par ses descriptions, l’auteur fait de Détroit un personnage à part entière. Il nous décrit la ville, noire, sombre, en pleine déliquescence. Une ville qui sombre, que tout le monde fuit. Pourtant Détroit était au départ une ville attractive, pionnière du fordisme et de l’industrie automobile. Une ville qui donnait du travail à tout le monde, qui accueillait tout le monde. Mais il y a eu la Catastrophe, la crise des subprimes et le chômage. Les débouchés se sont taris, les employeurs ont fui et avec eux l’emploi. Comme la gangrène le chômage s’est répandu, et a corrompu toute la ville. Les habitants ont fui.
Et si le décor est sombre les personnages, eux, n’en paraissent que plus lumineux !
Comment ne pas s’attacher à Gloria qui a dû élever seule son petit-fils et qui tourne ne rond depuis sa disparition ? Hésitant à prévenir la police, laissant le temps s’écouler….  
« Elle parle à ses meubles, à ses murs. Les souvenirs, les choses les plus tristes elle les dit dans les tiroirs et puis elle les referme d’un coup sec. »
Et que dire d’Eugène, qui sent bien au fond de lui qu’on l’a envoyé dans la ville sur un faux prétexte. Il sent bien au fond de lui que jamais la nouvelle usine ne se fera. Il tente de se convaincre et de convaincre son équipe. Mais il sent bien que le système des grandes firmes est au bout, que l’Entreprise va finir, qu’il n’est qu’un pion, qu’un N sous les ordres d’une équipe de N+1. Et pourtant pas d’amertumes en lui. C’est comme ça. Il reste « pur » malgré tout. Ne se fourvoie pas.
Je ne saurais dire pourquoi mais j’ai aimé l’écriture sobre et simple de l’auteur. Pas d’emphase, de superlatifs à foison. Une écriture simple et belle, qui a « truc » qui vous prend aux tripes.
Un livre dont je ne ressors pas indemne avec des personnages qui vont sûrement me hanter longtemps.

Citations :
« Peut-être que les morts sont toujours comme des noyés. On croit les ensevelir dans le flot quotidien des joies et des peines ordinaires, des millions d’autres choses à penser ou à faire, et la moindre tempête d’insomnie les ramène au rivage au milieu d’une vague de sueur et d’angoisse. »
« Il faut croire que la vie parfois est comme un roman, elle a besoin d’un inconnu pour la raconter. »

dimanche 4 octobre 2015

Sans état d’âme (Yves Ravey)



Détails sur le produit

  •  Sans état d’âme  (Yves Ravey)
  • Broché: 125 pages
  • Editeur : Les Editions de Minuit (3 septembre 2015)
  • Collection : ROMANS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 270732907X
  • ISBN-13: 978-2707329073


Mon résumé :
Gustave et Stéphanie se connaissent depuis l’enfance. Alors quand son amoureux, John Lloyd, disparaît du jour au lendemain, c’est à Gustave que la jeune femme fait appel. Elle lui demande de le retrouver. Sauf que …

Mon avis :
Voici un court livre plutôt efficace. Le lecteur est plongé dans l’histoire dès les premières pages car c’est Gustave qui la raconte. Installé dans sa tête, le lecteur est aux premières loges pour suivre son enquête…..
L’écriture est dynamique, entraînante, et le suspens bien mené. Jusqu’à la dernière page on se demande comment l’histoire va se terminer ….
Mais je n’en dirais pas plus.
Merci à Babelio  et à son opération Masse critique pour cette lecture dynamique, agréable et simple : tout ce qu’il me fallait en ce moment ! Un auteur  à découvrir!

mercredi 21 janvier 2015

Undercurrent (Tetsuya Toyoda)



Détails sur le produit

  •  Undercurrent (Tetsuya Toyoda)
  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Kana (18 septembre 2008)
  • Collection : Undercurrent
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2505004501
  • ISBN-13: 978-2505004509

Mon résumé :
Satoru à disparu. Il est parti en voyage avec le syndicat mais il s’est évaporé un beau matin.
Après quelques hésitations, Kanae, sa femme s’est décidée à rouvrir les bains publics, hérités de son père.
Un jour, par hasard, elle rencontre une ancienne amie qui lui conseille d’engager un détective privé pour pouvoir comprendre ce que son mari est devenu.
Simultanément, un homme est envoyé par le syndicat pour lui venir en aide dans la gestion des bains.

Mon avis :
Un manga (ou bien s’agit-il d’un roman graphique.. je ne saurais dire car je ne connais pas la différence… ) comme je les aime.
Des dessins simples, épurés, des personnages beaux et  aux traits fins.
Une histoire un peu sombre mais dont il émane tout de même de la douceur et de la sérénité.
Ce que j’aime dans les mangas (ou…) c’est que les personnages s’acceptent les uns les autres, comme ils sont. Ils respectent leurs différences, et les idées de chacun. 

Avec ce manga je participe au challenge Ecrivains japonais chez Adalanas...