vendredi 29 avril 2016

Les passants de Lisbonne ( Phillippe Besson)


Détails sur le produit



  •  Les passants de Lisbonne ( Phillippe Besson)
  • Broché: 198 pages
  • Editeur : Julliard (7 janvier 2016)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2260029205
  • ISBN-13: 978-2260029205




Mon résumé :
Ils auraient pu rester de simples passants, de simples touristes en visite au Portugal, avec pour point commun de partager le même hôtel.
Mais, sans rien avoir prémédité, sans savoir pourquoi, presque par inadvertance, Mathieu a adressé la parole à Hélène. Avait-il senti, inconsciemment qu’ils avaient une blessure commune ?

Une souffrance invisible les rassemble, celle d’avoir perdu l’être aimé. Le mari d’Hélène est mort dans un tremblement de terre. L’amour de Mathieu l’a quitté, par une simple lettre d’adieu….

Mon avis :
On dit que c’est le temps qui apaise les douleurs… c’est sans doute vrai. Mais ici, ce sont les mots, les mots qui sortent enfin, les faits enfin racontés à quelqu’un qui vont permettre aux blessures de commencer à se refermer. 
Pas de mots violents, pas de rancœur envers les êtres partis. Une écoute bienveillante de chacun pour l’autre… de la pudeur… voila comment Mr Besson fait de ces personnages des héros, des êtres singuliers. Des êtres attachants et touchants.   
Comme ils ne se connaissent pas, ni Hélène si Mathieu n’éprouvent le besoin de jouer un rôle, d’épater l’autre. Alors les mots qui sortent sont « purs », justes, et soignent.
Vous l’aurez compris  en voyant la difficulté que j’ai à en parler, ce livre est un coup de cœur que je recommande vivement !

lundi 25 avril 2016

Dieu 2.0 (Henri Duboc)



 Détails sur le produit

  •  Dieu 2.0  (Henri Duboc)
  • Relié: 380 pages
  • Editeur : Lajouanie (13 novembre 2015)
  • Collection : ROMAN D'ANTICIPATION
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 237047064X
  • ISBN-13: 978-2370470645



Mon résumé :
A Paris, en 2053,  quand on meurt, on peut laisser des souvenirs pour ses proches qui restent : lettres, vidéos, … des souvenirs accessibles… depuis les tombes mêmes via l’informatique. On peut aussi assister à un enterrement sous la forme d’un hologramme, se faire baptiser via des drones… … Un seul site, à but non lucratif, gère la mise en ligne des souvenirs. Il est géré par Gabriel, aidé par un collège où toutes les religions sont représentées.
Mais voila, certains catholiques aimeraient bien se réapproprier tout ce «  marché ».
Heureusement, d’autres, craignant un retour à l’obscurantisme religieux, veillent.
Parmi eux, il y a W3 qui a jadis été responsable d’une grande catastrophe après avoir … coupé le système GPS mondial mais de retour à des meilleurs sentiments. Il propose son idée à Gabriel.

Mon avis :
Voici un livre dense  peu aisé à résumer. Non parce que je n’ai pas aimé (au contraire mais parce qu’on peut le qualifier d’OVNI. Un roman très original qui fait sourire, rire mais qui donne également à réfléchir car je ne l’ai pas trouvé si « d’anticipation » que cela.
J’ai vraiment aimé ce nouveau monde (possible !!!) décrit par l’auteur, où les hommes peuvent mourir d’une panne GPS, sont dépendants de l’informatique, assistent à des enterrements via des hologrammes… Malgré tous ces progrès, on s’aperçoit que, finalement ils ont beau vivre en 2053 ils  se posent toujours les mêmes questions ces humains : quelle place pour la religion dans une société ? Qu’est-ce qui est nocif l’idée d’un Dieu créateur ou les gens qui l’utilisent pour prendre le pouvoir ? Quelles places pour la science et l’informatique dans la société ? Quelles seront les conséquences  de ce que l’on considère comme des progrès aujourd’hui ?  Et tant d’autres questions encore, toujours et déjà d’actualité.  
La construction du roman est assez atypique  et déstabilisante au départ, mais j’ai bien aimé l’écriture de l’auteur et surtout son humour. Il pousse ses idées jusqu’à leurs extrémités et permet d’en voir les conséquences ultimes…
Une belle découverte, j’attends la suite avec impatience !
Merci à l’auteur pour sa gentille dédicace !!

mercredi 20 avril 2016

L’empereur du Portugal (Selma Lagerlöf)



Détails sur le produit


  •  L’empereur du Portugal (Selma Lagerlöf)
  • Poche: 250 pages
  • Editeur : Stock (25 février 1999)
  • Collection : Bibliothèque cosmopolite
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2234051320
  • ISBN-13: 978-2234051324


Mon résumé :
C’est une vague d’amour qui submerge Jans Andersson lorsqu’on lui pose sa fille nouveau-né dans les bras. Lui qui ne ressentait rien découvre l’amour….
Un amour qui lui fera connaitre le meilleur et le pire…
Le meilleur car l’enfance de Claire-Belle est juste magnifique.
Le pire car, à peine adulte, elle doit partir à la ville pour gagner l’argent que leur propriétaire demande à ses parents … Un éloignement d’une durée imprévisible…

Mon avis :
C’est une magnifique histoire d’amour que nous conte ici Selma Lagerlöf. L’amour d’un père pour sa fille. Un amour sans borne. Un amour qui poussera Jans à la folie .Car comment accepter que sa fille ne revienne pas, ne donne pas de nouvelle ? Comment faire face aux rumeurs selon lesquelles elle a « mal tournée »,  à part en s’inventant une autre réalité, plus belle.
On ne peut que s’attacher au personnage de Jans ; à son bon et beau cœur. On ne peut que souffrir avec lui de l’éloignement et du silence de sa fille. On ne peut que l’admirer de continuer à croire en son retour. On ne peut que le suivre dans sa folie.
Quant à la fin, elle est tout simplement belle, digne d’un conte de fée, mais pas celle à laquelle on s’entend.
J’ai du mal à parler de ce livre magnifique, bien écrit et tout simplement «  beau ». Un livre qui redonne espoir en l’humanité et surtout qui fait croire en la force de l’amour ! Un roman entre le conte, la parabole....

mardi 19 avril 2016

Trop de morts au pays des merveilles (Morgan Audic)



Détails sur le produit

  •  Trop de morts au pays des merveilles (Morgan Audic)
  • Broché: 357 pages
  • Editeur : Editions du Rouergue (6 avril 2016)
  • Collection : Rouergue noir
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2812610409
  • ISBN-13: 978-281261040



Mon résumé :
Contrairement à celle des héros de son homonyme, la vie de Christian Anderson est loin d’être un conte de fée.
En apparence il est un avocat comme les autres au Barreau de paris, défendant la veuve et l’opprimé. Mais en réalité, il ne s’est jamais remis de la disparition inexpliquée de sa femme, Alice, 3 ans plus tôt.
Il demeure persuadé qu’elle est vivante, et continue donc de suivre toutes les femmes que des quidams lui signalent comme ressemblant à son Alice.
Il continue également de traquer dans sa mémoire les souvenirs effacés de sa mémoire par un accident de voiture,  quelques semaines après la disparition de la jeune femme.

Mais voila, le dossier sur sa femme est rouvert à la police parisienne, après la découverte du corps d’une femme ressemblant étrangement à la sienne. … un nouveau meurtre que l’ex-lieutenant Diane Kellerman hésite à mettre sur le dos du Marionnettiste, un tueur en série qu’elle cherche à confondre depuis longtemps.



Mon avis

Au début, tout semble simple... Une banale enquête avec un homme accusé d’avoir fait disparaître sa femme… Mais ça, c’est au départ… car petit à petit, phrase après phrase, chapitre après chapitre tout se complexifie… On s’aperçoit que les gentils ne sont pas forcément des gentils et les méchants pas forcément des méchants. Et puis, on en vient à soupçonner le personnage principal : et si c’était lui qui avait tué toutes ces femmes (car oui, il faut dire que les cadavres font comme les petits pains… ils se multiplient). AU fil des pages tous les personnages peuvent être suspectés… et finalement…
Et bien lecteur, il faut t’attendre, au final, à être bluffé, à te prendre les dernières lignes en pleine figure, à t’apercevoir que tu t’es fourvoyé sur toute la ligne.
L’écriture est dynamique, fluide, et ponctuée de pointe d’humour, de petites dénonciations de notre réalité…
On est loin du pays des merveilles... mais on est carrément dans le coup de cœur pour moi.
C’est simple, j’ai pris ce livre sur les conseils de ma libraire, (il faut que j’arrête de l’écouter ….) qui avait décoré sa couverture d’un post-it en forme de cœur couronné du mot «  coup de cœur ».
Je l’ai commencé dimanche après midi, juste pour voir… et je l’ai refermé tout à l’heure… bluffée, sous le choc !!!!

lundi 18 avril 2016

Neverwhere (Neil Gaiman)


  • Neverwhere (Neil Gaiman)
  • Poche: 380 pages
  • Editeur : Editions 84 (9 février 2011)
  • Collection : J'ai lu fantastique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2290016160
  • ISBN-13: 978-2290016169





Mon résumé :
Avoir bon cœur peut mener à sa perte…
Richard Mayhew est un homme d’affaire londonien comme les autres. Il mène une vie morne que l’on pourrait résumer par : métro-boulot-dodo.
Il est fiancé avec Jessica, une jeune femme carriériste qui le mène par le bout du nez…
Un soir, pourtant, faisant fi de l’avis de celle-ci, il décide d’emmener dans son appartement, pour la soigner, une jeune femme blessée.
Le lendemain, deux hommes, apparemment à sa recherche, sonnent chez Richard.
Dès lors des évènements étranges arrivent dans la vie de l’homme d’affaire. Il semble être devenu invisible aux yeux des passants dans la rue, et de ses collègues. Il assiste impuissant à la relocation de son appartement par son bailleur…
Y aurait-il un lien avec la jeune fille ? Comment reprendre sa vie normale ?

Mon avis :

Au court d’un «  petit  déjeuner » lecteur au magasin cultura près de chez moi, j’ai parlé de mon désir de découvrir «  le monde de la science-fiction » ; la libraire m’a conseillée  deux titres «  classiques » qu’elle avait aimé. Celui ci est le premier.
Mon bilan de lecture est plutôt positif, car si j’admets avoir survolé certains passages, j’ai quand même été très intéressée par cette histoire.
Depuis que je suis petite j’ai toujours été bluffée par la capacité des auteurs à créer des mondes avec des  personnages qui leurs sont propres (pas humains j’entends), avec leurs propres lois.

Ici, Neil Gaiman, crée un Londres parallèle au Londres que l’on connaît : le Londres d’en bas. Une sorte de ville qui est en «  parallèle » avec la cité touristique. Une ville souterraine  avec parfois des «  relents » d’histoire. (On sent les recherches documentaires sans qu’elles ne soient trop présentes ou «  lourdes »).
J’ai vraiment apprécié la façon dont l’auteur a pris au sens premier les noms des différents lieux de Londres, pour en créer des nouveaux. J’ai trouvé l’idée d’un marché flottant, où le troc est de mise, très originale.
J’appréhendais de plonger dans une histoire avec des personnages « inhumains » mais finalement cela ne m’a pas posé problème (j’ai juste un peu décontenancée au départ)
D’autant que ces personnages sont intéressants, bien travaillés. Je me suis surprise à m’attacher à certains d’entre eux alors que au début ils me révulsaient. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. Chaque personnage ou presque  a ses côtés sombres et ses bons côtés. Et j’ai trouvé que la notion de solidarité était très présente !!!

Pour couronner le tout l’humour est très présent aussi tant  dans les  caractères de certains personnages que dans leurs répliques
Sur le plan de la forme, j’ai vraiment appréciée l’’écriture. Le vocabulaire est riche, les phrases bien construites, les références culturelles bien amenées et intégrées (j’ai appris plein de choses sur l’histoire des égouts londoniens.

La conclusion de l’histoire m’a prise de court dans le sens positif du terme, car je ne m’y attendais pas. Elle est bien amenée et finalement très juste. Une autre façon de finir l’histoire aurait laissée un goût d’inachevé.

Un univers intéressant, une écriture envoutante et des personnages attachants, voilà  qui résume ma première expérience de science fiction (enfin la deuxième car j’avais été ‘ traumatisée » par la description des pieds des hobbits !!)



dimanche 17 avril 2016

atelier 217


Merci à Bricabook et Kot pour cette photo et cet atelier...


C’est ici que ça a eu lieu.
On ne dirait pas comme ça. En entrant on ne voit que les fauteuils bien alignés, le tapis bien brossé. Comme si le ménage venait juste d’être fait.
C’est cela en fait. Le ménage vient d’être fait. Au sens propre comme au  sens figuré.
Après l’évènement les femmes de ménage sont passées, avec leurs balais et leurs seaux… des produits ménager  et des aspirateurs comme pour effacer à tout jamais tout ce qui a été dit et fait dans cette salle.

Mais il y a un endroit où aucun produit ne pourra faire effet. Dans les mémoires et dans les cœurs.
Les mots ont été trop cruels, trop durs pour ne pas toucher. Tels des balles de bowling, ils ont tout fait tomber sur leurs passages. STRIKE !!!!
Les quilles sont tombées, les cœurs ont été brisés.
Tombées les décisions couperets. Distribués les avis de licenciement. Fermée l’entreprise.
La partie est finie.
Il y a eu strike mais aucun vainqueur.
Tout le monde a perdu. Tout le monde a perdu quelque chose. Que se soit un emploi (pour les employés) ou l’honneur et la face pour les dirigeants.
Tout est fini.
Il ne reste qu’à fermer cette salle.
Bientôt elle sera vidée de tous ses meubles.
Bientôt le bâtiment sera désaffecté.
Bientôt l’immeuble sera abattu.
Fin.

Fin matérielle. Mais début de la déchéance, début des blessures…. 

mercredi 13 avril 2016

Le manoir : Liam et la Carte d’éternité (Evelyne Brisou-Pellen)



Le manoir, tome 1 : Liam et la carte d'éternité


  •  Le manoir : Liam et la Carte d’éternité (Evelyne Brisou-Pellen)
  • Broché: 450 pages
  • Editeur : Bayard Jeunesse (15 mars 2013)
  • Collection : Manoir
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2747044971
  • ISBN-13: 978-2747044974



Mon résumé :
C’est dans un bien curieux centre de convalescence que ses parents ont envoyé Liam à la sortie de l’hôpital. Soigné pour un cancer, en rémission, il arrive dans ce manoir grâce à un taxi, seul. Personne ne l’accompagne. Le médecin qui le reçoit lui donne plusieurs informations : il ne doit pas toucher les autres pensionnaires, ne prendra plus de médicaments… Mais le plus étrange c’est que le contenu de la valise de Liam s’est volatilisé, que le manoir ne semble pas doté de l’électricité, et plus curieux encore, le parc qui l’entoure semble être à «  paysage variable ».
Le jeune garçon qui veut devenir enquêteur semble bien tombé !!!

Mon avis :

J’ai découvert Evelyne Brisou-Pellen en CM1 avec « Les 5 écus de Bretagne » sur lequel j’avais fait un exposé volontaire. Est-ce parce que j’étais allée moi-même à Vannes où se déroule une partie de l’histoire ? Toujours est-il que, au fil des années, de loin en loin, j’ai souvent repensé à ce livre.
Alors quand j’ai découvert que l’auteur dédicaçait ses livres au Salon Lirenval… j’ai fait fis du regard des autres (une vieille comme moi qui se fait dédicacer un livre jeunesse (sachant que je n’avais pas même pas l’excuse de dire que c’est pour mes élèves … ils sont trop petits pour lire ce livre !)) et je suis allée à son stand. Après avoir un peu hésité sur le titre, j’ai jeté mon dévolu sur ‘ le manoir » l’ayant déjà vu « passer » sur les blogs.
Rentrée chez moi, j’ai commencé ma lecture avec un peu d’inquiétude… j’avais peur d’être déçue….
Mais en fait j’ai été happée par l’histoire. Elle est moderne, ancré dans le présent et en même temps pleine de références historiques. L’écriture est dynamique, moderne, pas moraliste ou « gnangnan ». Les personnages sont attachants. Que rajouter pour vous convaincre que j’ai aimé ce livre ? Que j’ai bien aimé le suspens et les messages sous jacents (je ne peux en dire plus sous peine de révéler des choses !!!)
Un vrai coup de cœur !!!
Un grand merci donc à MmeBrisou-Pellen pour sa dédicace !