mercredi 4 août 2021

100 idées pour promouvoir l’autodétermination et la pair-aidance ( Julia Boivin et Marc Blin)

 100 idées pour promouvoir l’autodétermination et la pair-aidance

  • 100 idées pour promouvoir l’autodétermination et la pair-aidance ( Julia Boivin et Marc Blin)Pouvoir décider, dire et agir pour soi. Se soutenir entre pairs, transmettre et partager son expérience 
  • Collection : 100 idées 
  •  Auteur(e)(s) : Marc Blin Julia Boivi
  • ISBN : 9782353452378
  •  216 pages 
  • Format:  13 x 20 cm

Résumé de l’éditeur ( 4ème de couverture)

Pour une fois je choisis de mettre le résumé présent en 4ème de couverture car c’est celui qui me semble le plus clair.

« De nombreux termes sont employés et valorisés lorsque l’on évoque l’accompagnement des personnes dites fragilisées : autodétermination, empowerment, autonomie, pouvoir de dire et d’agir, choisir, décider pour soi, savoirs expérientiels, pair-aidance, participation…

Derrière ce riche vocabulaire, de véritables changements dans les pratiques d’accompagnement et la prise en considération de ces personnes dites fragilisées sont à relever. En effet, depuis plusieurs années, notre gouvernement, les ministères, les organismes d’action sociale, l’ensemble des établissements et services médico-sociaux, les associations qui les gèrent, l’Éducation nationale, et surtout les personnes elles-mêmes demandent à ce que soient posées les bases d’un « vivre ensemble » respectueux de la parole de chacun.

Ces préoccupations (éminemment humanistes) font écho aux mutations engagées autour de l’école et la société inclusives. Elles exigent de l’ensemble des acteurs le partage de conceptions ancrées dans l’accès au droit et l’exercice de la citoyenneté sans entrave ni condition.

Notre ouvrage propose de faire le point sur des concepts de plus en plus utilisés et sur lesquels il convient de se mettre d’accord, et de les mettre en lien avec la « vraie vie » grâce aux personnes elles-mêmes, aux associations et aux professionnels qui ont tous participé à l’écriture de ces idées.

Cela permettra de se saisir de toutes ces idées pour mieux cerner les implications directes qu’elles peuvent avoir sur le quotidien de toutes et tous. »

Mon avis :

Je n’ai pas encore lu ce livre en entier. Comme tous les livres de cette collection (que j’adore même si ce n’est que le 2ème que je « blogue ») il n’est pas possible d’en faire une lecture linéaire, exhaustive.

Il y a en effet 2 façons de le « lire » ce type d’ouvrage : soit en y cherchant une information, une idée précise, soit en le feuilletant, « au gré de l’inspiration ».

J’ai commencé à le lire de façon linéaire mais j’ai été plutôt ralentie. En effet, contrairement aux autres livres de cette collection, j’ai trouvé ma lecture plus compliquée. Les structures de phrases m’ont semblées plus complexes et j’ai dû en relire certaines plusieurs fois pour être sûre de bien comprendre.  De plus, les concepts utilisés sont eux-mêmes complexes : empowerment, autodétermination, pair-aidance et ne peuvent se définir en une phrase. Et paradoxalement, ce qui est dit m’a souvent paru relever de l’évidence, du bon sens.

Si j’ai choisi ce livre lors de la masse critique Babelio c’est parce que l’autodétermination, la pair-aidance, l’autonomie sont des mots qui prennent de plus en plus de place dans ma pratique quotidienne d’enseignante au sein d’un IME et pas seulement parce qu’il s’agit d’une demande de plus en plus forte de la part de l’institution.
Il me semble impossible d’enseigner à des adolescents et jeunes adultes en IME sans avoir en premier objectif de leur permettre de devenir autonomes dans leur vie quotidienne mais aussi et surtout dans leurs prises de décision, dans leurs choix d’avenir.

Les notions de temps, de nécessité « d’entrainement » à la prise de décision sont vraiment soulignées dans ce livre et je trouve cela important.

Les auteurs mettent également en avant la complexité qui peut naitre d’un accompagnement pluridisciplinaire, où chaque professionnel comprend les concepts en fonction du cadre de d’analyse  propre à sa profession.  Une complexité qui fait également la richesse de cet accompagnement et qui permet de répondre au plus près aux différents besoins des personnes porteuses de handicap.

Je remercie les éditions Tom Pousse et le site Babelio pour cet envoi dont je vais pouvoir poursuivre la lecture dans les prochaines semaines.

 

 

lundi 19 juillet 2021

Petite louve (Marie Van Moere)

 

  • Petite louve (Marie Van Moere) 
  • Manufacture De Livres
  • Date de parution :04/03/2021
  • Format:14cm x 20cm
  • EAN  : 978-2358877343
  • ISBN : 2358877344
  • Nombre de pages :272

Mon résumé :

Parce qu’elle a tué un homme, Agathe prend la route de la Corse. Pourtant sa victime n’est pas n’importe qui, c’est Toni, celui qui, quelques mois plus tôt a agressé sa fille de 12 ans. Au volant de son 4x4, elle prend la fuite avec « la petite ». Car elle sait bien, Agathe, que la famille de Toni ne la lâchera pas. Qu’une fois le corps retrouvé, ses frères, sa mère même partiront à sa recherche pour la tuer, elle.  

Mon avis :

Une lecture faite à l’occasion du Comité Petits Editeurs de la médiathèque de ma ville. Une lecture dont je suis bien incapable de dire si je l’ai aimé ou pas. Mais une lecture qui laissera des traces.
 Les « pour » sont du côté des personnages, du suspens, du thème de la vengeance, de l’écriture.

L’écriture… Presque sèche, elle ne laisse au lecteur ni le temps de respirer, ni la possibilité de s’apitoyer. Les phrases s’enchainent, énonçant, « listant » les faits, les actions.  Le tout est comme asséné au lecteur, le laissant quasiment en apnée.

Mais cette rudesse ne laisse pas les sentiments des personnages de côté. Bien au contraire. Leur description précise, pudique à l’extrême les fait paraitre encore plus intenses, plus forts. L’impact sur le lecteur en est décuplé.

Malgré la brièveté du roman, les personnages sont forts. Par leur histoire, par l’histoire qui nait de leurs « rencontres », ils resteront longtemps dans ma mémoire de lectrice. Ce sont des hommes et des femmes qui sont marqués au fer rouge, par leur passé, par leurs familles, par les rencontres précédentes. Ils ont chacun un passé noir, une histoire complexe et « lourde ». Leurs rencontres ne pouvaient que faire des étincelles. Les choix qu’ils vont faire au cours de ce roman seront cruciaux, les marqueront à jamais, les aideront à grandir, à avancer… ou pas.

Pour moi c’est le thème de la vengeance qui est central dans ce livre. La vengeance comme une donnée. A aucun moment, Agathe, ne va remettre en question son choix d’avoir tué l’agresseur de sa fille. A aucun moment les poursuivants d’Agathe ne s’interrogeront. Dans chacun des « camps » la vengeance ne peut être éviter, et la vengeance c’est la mort de l’autre. La Justice ne peut avoir droit de cité dans cette histoire. Et finalement à un aucun moment, du moins avant d’avoir refermé le livre, le lecteur n’a le temps de s’interroger sur ce qu’il aurait fait lui, dans cette situation.  Il ne peut que se laisser mener sur les chemins corses, retenir son souffle en espérant que les morts soient les plus rapides possibles, les victimes collatérales les moins nombreuses … Car la tension est maximale. Les rebondissements sont présents, en juste « quantité ». Et il faut attendre les dernières lignes pour respirer de nouveau.

Mais, au milieu de ce chaos, de cette noirceur, il ressort quand même une impression d’humanité.

 

Les « moins » sont du côté des personnages également. Même si j’ai aimé les personnages, même si j’ai été sensible à leurs histoires, leurs passés, je n’ai pas réussi à m’attacher. Mais peut être était-ce le but de l’auteur, éviter que le lecteur ne s’attache pour qu’il ne ressente que plus intensément l’histoire.

A lire…

mercredi 14 juillet 2021

La fille qui pleurait sous l’eau (Niko Tackian)

  Celle qui pleurait sous l'eau

  • La fille qui pleurait sous l’eau (Niko Tackian)
  • Éditeur ‏ : ‎ Le Livre de Poche (6 janvier 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Poche ‏ : ‎ 288 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2253241687
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2253241683

Mon résumé :

Pourquoi Clara Delattre a-t-elle décidé de se suicider dans cette piscine parisienne ? Est-ce vraiment un suicide ? Que peut bien cacher José Mendez, le responsable des maitres-nageurs de la piscine ? A-t-il joué un rôle dans ce « suicide » ? Rhonda semble être la seule du groupe à s’interroger… Heureusement car son chef de groupe (et amant) Tomar Khan n’est lui pas disponible. Il est de nouveau mis en cause dans l’affaire du meurtre d’Antonin Belko (un flic appartenant à l’IGPN) …


Mon avis :

C’est avec ce titre que je commence mes lectures estivales. Je retrouve avec plaisir l’écriture de Mr Tackian, et les personnages de Tomar, Rhonda. Une enquête relativement simple et finalement presque secondaire. C’est en effet l’enquête que Tomar va mener de son côté, pour savoir s’il a ou non tué Antonin Belko qui prend le pas dans le livre.

La lecture a été rapide, 24h, agréable mais je reste un peu sur ma faim. Il manque des rebondissements, de la tension, il manque de la noirceur (celle qui était, il me semble présente dans les opus précédents) pour faire de livre un bon polar, un page turner.

A lire toutefois.

samedi 24 avril 2021

Et puis mourir (Jean-Luc Bizien)

 Et puis mourir par Bizien


Et puis mourir (Jean-Luc Bizien)

Novembre 2018, tous les samedis Paris est aux prises des manifestations des gilets jaunes.

Tous les samedis, un tueur profite du chaos de fin de manifestions pour se faufiler dans des immeubles des beaux quartiers et perpétrer ses crimes. Pour les hauts gradés du Ministère de l’Intérieur, les crimes ont lien avec les revendications sociales, il faut donc agir au plus vite pour éviter que la population ne s’affole. Même si les victimes de semblent avoir aucun lien ou point commun, les capitaines Agostini et Le Guen ne sont pas d’accord… Les crimes semblent trop organisés pour que le tueur agisse au hasard….

 

Mon avis :

 Avant de commencer, je dois remercier 2 personnes pour cette lecture. Le blog Collectif Polar qui m’a permis de découvrir le titre. Et je remercie aussi mon beau-frère qui me l’a offert à Noël…

Si l’enquête est en elle-même plutôt classique l’intérêt de ce livre réside ailleurs.

Il réside d’abord dans les personnages principaux qui sont tous attachants.

J’ai aimé le personnage du tueur. On le suit pas à pas dans ses crimes et on découvre petit à petit son mobile. Je ne vous en dirais pas plus mais on ne peut s’empêcher d’avoir de l’empathie pour lui, de comprendre son geste.

J’ai apprécié le Capitaine Le Guen et le capitaine Agostini. Une fois n’est pas coutume, un chapitre entier est consacré à chacun des 2 capitaines. Un chapitre qui raconte un peu leur histoire et qui permet ainsi de mieux comprendre certaines de leurs réactions.  Je trouve que le duo fonctionne bien et j’aimerai bien les croiser de nouveau…

Sur le plan de la forme j’ai beaucoup aimé l’écriture. Fluide et surtout riche en vocabulaire. Le style de l’auteur fait que l’on se laisse porter par l’histoire, avec l’envie de connaitre la fin …

Un livre à découvrir vraiment !!! Et un auteur que je prendrai plaisir à recroiser …

dimanche 18 avril 2021

Huit crimes parfaits ( Peter Swanson)

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  • Huit crimes parfaits 
  • Peter Swanson 
  • traduit de l’anglais par Christophe Cuq
  • Roman - Fiction
  • ISBN 978-2-35178-258-3
  • Parution le 4 février 2021
  • 352 pages - 23,40 Euros
 

Mon résumé :

Malcom Kershaw, dit Mal, est libraire. Il possède une librairie spécialisée dans la vente de livres policiers. Si aujourd’hui il se contente de lire les critiques glanées sur internet pour conseiller ses livres, ce n’était pas le cas au début de sa carrière. Quinze ans plus tôt, il a même publié un article un peu particulier sur le blog de la librairie. Un article où il faisait la liste des 8 crimes dans la littérature qu’il jugeait parfaits.

Un article qui n’est qu’un lointain souvenir. Quelle n’est pas sa surprise quand une agent du FBI, Gwen Mulvey , se présente à la librairie et lui annonce qu’elle enquête sur des meurtres semblant s’inspirer de cette liste . Un tueur en série rode. Mais pourquoi s’inspire-t-il de cette liste ? aurait-il un lien avec Malcom ? Veut-il lui faire passer un message ? Mal décide d’aider l’enquêtrice.

Mons avis :

 J’ai découvert ce titre grâce au « Comité Petits Editeurs » de la médiathèque de ma ville.  Même plusieurs jours après avoir tourné la dernière page, je reste « mitigée » quant à ma lecture. Le point de départ, une série de crimes inspirés de classiques de la littérature policière m’inspirait. L’idée d’adjoindre un libraire spécialisé dans les polars à un agent du FBI rajoutait à ma curiosité.

J’ai aimé la fluidité de l’écriture, les résumés des titres cités. Ce sont pour la plupart des classiques que je n’ai (à ma grande honte) pas lus. Les explications des histoires, en lien avec les crimes de ce livre, sont très claires.

J’ai été assez enthousiaste au début de ma lecture, mais je me suis lassée. C’est en en parlant avec une amie que j’ai compris ce que je n’avais pas aimé dans ce livre.  En fait je n’ai pas réussi à m’attacher à Malcolm. Hors, il m’est indispensable de ressentir quelque chose pour les héros des livres que je lis… . Sentiments positifs (identification , amitié, intérêt… ) ou négatifs ( haine, colère … ) j’ai besoin de sentir que quelque chose passe entre les personnages ( héros ou secondaires) et moi . Là je n’ai pas réussi à ressentir quelque chose.  Après réflexion il s’avère que c’est principalement dû au fait que je n’aime pas les narrateurs insaisissables. Je n’aime pas ne pas savoir si le héros me dit la vérité ou s’il me ment, s’il est honnête avec moi ou s’il me manipule. C’est un « genre » littéraire à la mode depuis quelques années et cela me met mal à l’aise.

Je conseille donc ce livre aux lecteurs qui aiment naviguer entre deux eaux, ne pas savoir si on leur dit ou non la vérité….

Bonne lecture.