mercredi 8 octobre 2014

Bonne journée (Olivier Tallec)



Détails sur le produit


  •  Bonne journée (Olivier Tallec)
  • Cartonné: 56 pages
  • Editeur : Rue de Sèvres (1 octobre 2014)
  • Collection : BD ADO-ADULTES
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2369810661
  • ISBN-13: 978-2369810667

Résumé :
Comme il s’agit de planches humoristiques sans lien entre elles… je ne peux pas faire de résumé… hihihihi

Mon avis :

Un recueil que j’ai bien aimé. Olivier Tallec (que je ne connaissais pas) se moque de notre monde, de nos habitudes, de notre dépendance aux nouvelles technologies, de nos travers avec tendresse je dirais.
C’est étrange de dire ça, mais j’ai trouvé ses dessins « doux ». Pas de traits brutaux, des personnages bien croqués et parfois à la limite de personnages d’albums pour enfants.
A chaque page un dessin complet sans être compliqué, souvent une phrase «  explicative » ou alors la parole d’une des personnages de l’image….Il dit ce qu’il a à dire sans grossièreté, sans hésitation.
Je crois que je suis tombée sous le charme de ces dessins !
Merci à Doriane   pour son envoi !

mardi 7 octobre 2014

Qui a vu le loup ? (Alex Sanders)



Détails sur le produit

 


  •  Qui a vu le loup ? (Alex Sanders)
  • Broché: 21 pages
  • Editeur : L'Ecole des Loisirs (11 mars 2010)
  • Collection : Lutin poche
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2211201466
  • ISBN-13: 978-2211201469

 


Mon résumé :

Un louveteau se promène… soudain il entend du bruit… il découvre un enfant qui le regarde. Va-t-il le manger ?

Mon avis :

J’aime beaucoup l’humour d’Alex Sanders. Ses personnages de loups me font toujours rigoler (je dois avoir 2 ans d’âge mental). Il arrive à faire des livres simples, humoristiques, pas gnan gnan, pour les plus petits. Le tout en se «  moquant » gentiment des peurs des enfants (pour les dédramatiser !)

Pour vos bouts de chou de 2 ans…..

Je l’inscris au challenge «  lire sous la contrainte » dont la contrainte est : 

http://phildes2.canalblog.com/archives/2014/08/23/30462456.html#c63234180

challenge Lire sous la contrainte

Tête à claques (Philippe Corentin)



Détails sur le produit

 


  •  Tête à claques (Philippe Corentin)
  • Poche: 28 pages
  • Editeur : L'Ecole des loisirs (juin 2000)
  • Collection : Lutin poche
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2211058094
  • ISBN-13: 978-2211058094
  • ASIN: 2211057357

 

Mon résumé :

Tête à claque est un louveteau jamais content. Il râle en permanence. Au début de cette histoire c’est l’absence de  dessert au pique nique familiale qui le pousse à ronchonner… et à aller en trouver un par ses propres moyens.

Il tombe alors sur un joli petit cochon, accompagné de son papa. Ce dernier nullement impressionné par le louveteau, lui propose de faire faire du baby sitting chez des lapereaux. Tête à claques saute sur l’occasion…

Mais il va vite s’apercevoir que proposer de jouer au loup à ces jeunes animaux n’était peut être pas une bonne idée !

Mon avis :

Mon avis n’est pas objectif : je suis une grande fan de l’humour de Mr Corentin (je vous conseille de lire Mademoiselle Sauve qui peut). Il a un don pour rendre risible les personnages des contes pour enfants. Ici encore il inverse les rôles : le loup est effrayé par les lapins….

Et puis l’idée du loup râleur… il fallait y penser.

Du point de vue des illustrations, elles ne sont pas forcément belles, mais leur examen minutieux vous révélera des détails très drôles !

Je vous conseille franchement de découvrir l’univers de cet auteur !

petit bac 2014Je rajoute ce livre au challenge petit bac  pour la ligne jeunesse dans la catégorie «  gros mots ».

Le poison d’amour (Eric-Emmanuel Schmitt)



Détails sur le produit


  •  Le poison d’amour (Eric-Emmanuel Schmitt)
  • Broché: 180 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (1 octobre 2014)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226259953
  • ISBN-13: 978-2226259950



Mon résumé : 

Voici un livre, pas épais, mais pourtant difficile à résumer.
Au départ, elles sont quatre, quatre jeunes filles de 16 ans.
 16 ans, un âge « épuisant »où l’on n’est plus une enfant mais pas encore une adulte.
Un âge où l’on s’interroge sur l’amour sous toutes ses formes : amour filiale, amour amical, amour pour les représentants de l’autre sexe…
Ce sentiment dont on nous rebat les oreilles naît-il spontanément ? Faut-il/peut-on le susciter ? Peut-il durer ? Est-il un poison ou une bénédiction ?
La seule chose dont elles sont sûres c’est qu’il se répand dans le corps et le cœur et que ses conséquences sont multiples….
Tour à tour, par le biais de leurs journaux intimes, Raphaëlle, Julia, Colombe et Anouchka nous  racontent leur quotidien et les interrogations qui en découlent. Elles s’observent mutuellement sans concession, parfois avec dureté mais toujours avec tendresse. Et elles tentent de devenir adulte….

Mon avis :

Il s’en est fallu de peu pour que ce livre soit un coup de cœur. … Cela s’est joué à quelques pages je pense.
J’ai lu avec plaisir les journaux intimes de ces quatre adolescentes. J’ai suivi leur émois, leurs tourments   familiaux, amicaux ou amoureux avec curiosité (plus j’avançais dans ma lecture, plus je me demandais où l’auteur voulait m’emmener).
J’ai apprécié l’absence de mièvrerie. On sait tous qu’entre elles les filles sont loin d’être tendres. Et j’ai retrouvé ce coté « pestouille » dans la façon dont elles parlent les unes des autres, dont elles s’examinent, se critiquent, se comportent…. regard critique jamais dénué de tendresse pourtant !
On sent bien, en filigrane que ces quatre jeunes femmes cherchent surtout à être aimées comme elles sont, à devenir des adultes, à trouver leur place. Elles voudraient être comme les autres, tout en étant à part, particulières…,
Ce livre me laisse toutefois un sentiment étrange. Je l’ai trouvé un poil trop court. C’est au moment où je commençais à m’attacher aux personnages que j’ai tourné la dernière page. Quelques pages de plus auraient sans doute donné un peu plus d’épaisseur à ces jeunes filles.
Dans le même temps, j’ai été bluffé par le retournement de situation final….
En fait, au fur et à mesure que je rédige ce billet, une envie monte en moi : celle de le relire, et aussi de découvrir le premier opus…. en attendant le lire le suivant. 

Merci à Mr Paris pour cet envoi!!

Citations :
«  Oh j’accepte de quitter l’enfance mais à condition de devenir une femme ».

«  Les hommes n’auront pas ma peau, c’est moi qui aurai la leur. »

«  Alors pourquoi je me sens si seule quand on me juge si populaire ? »

«  Puis nous en avons conclu que la langue française se trompait en autorisant «  amour » à rimer avec « toujours » et qu’en revanche elle sonnait juste en mariant «  amitié » avec « éternité » ». 

« Dire « oui » à un garçon c’est facile. Se dire « oui » à soi même ça coûte. »

«  Les garçons possèdent un radar pour approcher les filles et décocher la phrase qui les blessent au ventre. »
«  Aujourd’hui avec les couples qui se font, se défont et se refont ailleurs, être un enfant requiert beaucoup d’indulgence envers ses  géniteurs. »

dimanche 5 octobre 2014

La vie rêvée de Rachel Waring ( Stephen Benatar)



 couverture du livre La vie rêvée de Rachel Waring

La vie rêvée de Rachel Waring
Roman traduit de l'anglais
360 pages
978-2-37055-029-3
Prix: 21,00 €
Parution: 28 août 2014



Quatrième de couverture :
« Rachel Waring est folle de joie. De manière inattendue, une grand-tante lui lègue un hôtel particulier à Bristol. Sans plus réfléchir, elle décide de laisser derrière elle son ancienne vie. C’en est fini du travail d’employée de bureau, de sa pauvre garde-robe et de sa colocataire qui fume comme un pompier et jure comme un charretier. Elle va mener une vie entièrement consacrée aux plaisirs, à la beauté, l’art et l’amour. Installée dans ses nouveaux quartiers, Rachel se paie un jardinier, se met à l’écriture, et impressionne tout le monde par son optimisme. Mais alors que le temps s’écoule au rythme de vieilles chansons qu’elle fredonne et des amours qu’elle se choisit, son entourage commence à s’interroger sur l’étrangeté de son comportement. »

Mon avis :
Voila un livre que j’ai commencé pleine d’enthousiasme.
Dans la liste des livres proposés par La voix des indés!, la couverture avait attirée mon regard, et la lecture du résumé achevée de me séduire. L’histoire d’une femme  de quasi 50 ans qui plaque tout pour vivre dans la maison de sa tante, qui se lance dans l’écriture de la biographie d’un illustre inconnu juste parce qu’il a vécut dans cette maison, ma semblait assez originale.
Et puis le personnage d’une femme qui décide un jour de dire tout ce qu’elle pense à tout le monde, présageait de situations cocasses ou tendres…
Mais, est-ce du à la fatigue, je me suis lassée assez rapidement des frasques de Rachel. Il m’a manqué quelque chose pour m’attacher vraiment à cette héroïne. Je me suis perdue à cause de la frontière trop oscillante entre les fantasmes et la réalité de cette femme…
Je n’ai pas terminé ma lecture….  

Les mots qu’on ne me dit pas (Véronique Poulain)



Détails sur le produit

  •  Les mots qu’on ne me dit pas  (Véronique Poulain)
  • Relié: 144 pages
  • Editeur : Stock (20 août 2014)
  • Collection : La Bleue
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2234078008
  • ISBN-13: 978-2234078000





S’ils ne lui ont pas dit ces mots, les parents de Véronique, c’est parce qu’ils étaient dans l’incapacité de le faire. Sourds et muets, ils ont mis au monde une petite fille «  parlante »….
Et toute son enfance, la fillette a du répondre à la question «  comment fais-tu pour parler avec tes parents ? »
Et toute son enfance elle a oscillé entre la « fierté » d’être particulière et la honte de ces parents qui ne pouvaient pas se faire comprendre des autres.
C’est avec beaucoup de pudeur et d’humour qu’elle nous raconte sa vie quotidienne.
Elle aborde le sujet du bruit omniprésent chez elle. Car, comme ils n’entendent pas, les sourds ne se rendent pas compte qu’ils font du bruit : en mangeant, en bougeant, en déplaçant les objets, ou en se brossant les dents.
Elle raconte avec humour les farces que ses cousins et elle ont faites à leurs parents. Profitant de leur surdité pour sortir en cachette par exemple. Mais elle explique aussi les quiproquos, la difficulté de communiquer avec une langue des signes inadaptée à l’expression des proverbes, ou des nuances («  déjà qu’ils n’entendent pas, comment voulez vous qu’ils me sous-entendent ? »)
Elle exprime avec pudeur son envie de vivre dans une famille normale, de pouvoir communiquer «  normalement » avec ses parents…. Elle aborde sa difficulté, à elle pourtant bavarde d’exprimer ses sentiments.
Ce livre est également une belle déclaration d’amour à ses parents qui ont fait tout ce qu’ils ont pu pour l’élever ( malgré leur sensation de vivre dans un autre monde) et lui offrir toutes les chances d’être heureuse.

Un livre léger mais sérieux, une belle lecture !

Malenfer, la forêt des ténèbres (Cassandra O’Donnell)



Détails sur le produit

  • Malenfer, la forêt des ténèbres (Cassandra O’Donnell)
  • Editeur : Flammarion (15 octobre 2014)
  • Collection : ROMANS 10-13 AN
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2081344327
  • ISBN-13: 978-2081344327




Mon résumé :
Malenfer est une forêt très particulière qu’il est même dangereux de regarder. Jour après jour, elle s’étend. À tel point qu’elle se rapproche dangereusement de la maison de Gabriel et Zoé.
Depuis quelques semaines les 2 enfants vivent seuls dans la maison familiale. Leurs parents, partis chercher de l’aide pour lutter contre Malenfer, ne sont pas revenus.
Jour après jour, l’angoisse monte chez les deux enfants. Quand un de leur camarade disparait dans le lac magique proche de l’école, ils se décident, avec d’autres écoliers à enquêter.

Mon avis :
Voila un livre pour enfant que j’ai trouvé agréable à lire. D’abord d’un point de vue pratique… La police de caractère utilisée est inhabituelle, un peu plus grande que celle des autres livres et surtout très aérée (un détail qui peut compter pour certains jeunes lecteurs). Les illustrations en tête de chapitre sont agréables à regarder. Enfin, un plan du pays et un «  index » des personnages est fourni à l’intérieur de la couverture… plutôt pratique pour se repérer !
De plus, j’ai trouvé un bon équilibre entre les descriptions et les dialogues (alors que souvent le premier «  tome » d’une saga déborde de descriptions liées à la nécessité de mettre en place l’univers). Les descriptions, pas trop nombreuses sont juste assez détaillées pour mettre le lecteur dans l’ambiance et l’aider à se représenter les lieux, les personnages…

Qu’en est-il de l’histoire allez-vous me demander…
On retrouve des «  poncifs » de la littérature de jeunesse fantastique : les enfants abandonnés par leurs parents, des enfants au pouvoir magique, des enseignants dont on ne sait s’ils sont maléfiques ou gentils, des disparitions, des poursuites… mais j’ai trouvé l’ensemble plutôt agréable et surtout pas mièvre.
Les personnages de Zoé et Gabriel sont attachants. La première se débat avec des visions de l’avenir, et surtout une clairvoyance sur la nature réelle de ses professeurs .Le deuxième, très protecteur avec sa petite sœur (et peut être parfois un poil agaçant), va se découvrir lui aussi doté de pouvoirs spéciaux… Leurs amis, (et particulièrement Thomas le râleur) sont eux aussi attachants.
L’auteur aborde également en filigrane le thème de la différence, mais sans lourdeur ou moralisation. Il amène le lecteur à se demander si la différence des autres est forcément une menace, ou s’il est possible de vivre en bonne intelligence tous ensembles.
Pour couronner le tout, l’ensemble n’est pas dénué d’humour.

Le tout fait que j’ai bien envie de découvrir le reste de la saga quand il sortira….et de le prêter à un jeune lecteur que je connais!

Merci à Mr Paris pour cet envoi !!