dimanche 16 août 2015

les arbres voyagent la nuit ( Aude Le Corff)



Détails sur le produit

  •   les  arbres voyagent la nuit ( Aude Le Corff)
  • Broché: 251 pages
  • Editeur : Pocket (4 juin 2015)
  • Collection : Pocket
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266245457
  • ISBN-13: 978-2266245456



Mon résumé :

Ne pas marcher sur les traits du trottoir, caresser les chats d’une façon particulière… des rituels auxquels se raccroche Manon, 8 ans.  Pour faire revenir sa maman, elle est prête à tous les «  sacrifices » possibles.
Anatole aussi a ses rituels, mais ce sont ceux d’un monsieur de plus de 80 ans : les émissions culturelles, le pain à la boulangerie, les repas livrés par la ville…
En voyant Manon passer ses après-midis au pied du bouleau de la cour de leur immeuble, Anatole s’interroge. Pour l’approcher et savoir ce qui se passe, il propose de lui lire le héros blond de Saint Exupéry….

Mon avis :

Un peu de fraîcheur, de beauté dans ce monde de brutes.
Un livre qui réconcilie, sans mièvrerie avec l’humanité.
Un livre qui réaffirme le pouvoir  «  soignant » des livres, des «  contes ».
Les mots pour soigner les maux…
Une belle histoire d’amitié entre un vieux monsieur et une petite fille….
L’écriture coule, les mots s’enchainent… les liens se créent dans le partage du quotidien…
Ouvrez ce livre et laisser vous porter ….

Citations :
« C’est possible de finir sa vie seul alors qu’il y a tellement de gens sur terre ? »

«  Deux petites mains, tels deux oiseaux blancs se sont posées sur son dos. Deux petites mains, plus qu’une force qu’elles ne possèdent pas encore, lui insufflent tout leur amour. Alors l’enclume devient plume »

« Il a perdu son jouet mais il tient au creux de sa main quelque chose de mille fois plus précieux : l’amour de sa mère »

«  Ses maux étaient le seul moyen d’exister encore un peu, en allant consulter des médecins, en achetant des médicaments à la pharmacie. Sa déchéance physique était sa meilleure excuse pour vivre dans l’attente du clap final, reclus dans son appartement. »

« Le temps passait lentement, malgré tout, comme pour l’emmerder, alors qu’il n’avait plus rien à savourer. »

«  La culpabilité le ronge. Il a bien essayé de l’étouffer à coups de bières, mais elle s’agrippe telle une gargouille au toit d’une église. Tenace, elle ne dort jamais. Diabolique, elle sait appuyer là où ça fait mal. »

«  Côtoyer le malheur, c’est imaginer que ça peut nous arriver. »

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