mercredi 28 janvier 2015

Buffalo Runner (Tiburce Oger)



Buffalo Runner



  •  Buffalo Runner (Tiburce Oger)
  • Album: 78 pages
  • Editeur : Rue de Sèvres (21 janvier 2015)
  • Collection : BD ADO-ADULTES
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2369810432
  • ISBN-13: 978-2369810438

Que voila une belle surprise pour moi !
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec cette bande dessinée. Quand Doriane, de l’école des loisirs,  me l’a proposée par service de presse, j’ai «  flashé » pour les belles couleurs de la couverture.
Quand je l’ai reçu et que j’ai découvert les traits des personnages j’ai un peu tiqué… et j’ai eu peur de ne pas aimer, car je ne les trouvais pas beaux, limite repoussants.

Et puis tout à l’heure après une matinée d’école, un début d’après midi réunion, et quelques heures de travail pour préparer ma classe, je me suis dit, «  allez, je tente, ça me changera les idées ».
Et … j’ai été happée !!Je l’ai lu d’une traite !
Le personnage d’Ed Fisher a touché ma corde sensible.
Je n’ai jamais été fan des westerns (trop de sang, de violence que je trouve gratuite)… mais celui-ci est vraiment centré sur le personnage de Ed Fisher. Au travers du récit qu’il fait à Mary Ducharme, (une jeune femme qu’il a sauvé d’une attaque d’indiens alors qu’elle partait avec son père et son frère vers la Nouvelle Orléans), on comprend mieux comment il a été conduit à prendre les armes.  Ce sont ses rencontres, les épreuves qu’il a traversées, qui l’ont fait devenir ce qu’il est.
Je me suis clairement attachée à ce Buffalo Runner. Et la fin m’a surprise et émue !!!!
Bien que n’ayant pas aimé les dessins des personnages que j’ai eu du mal à identifier parfois, j’ai adoré le choix des couleurs, le dessin de certains paysages. Les scènes de bagarre sont réalistes et surtout jamais gratuites !
Je frôle le coup de cœur ! Et surtout je conseille cette bd !!!!!!!!!
Merci à Doriane !

samedi 24 janvier 2015

Emil le Clairvoyant (Lenia Major)


Emil le Clairvoyant

  •  Emil le Clairvoyant (Lenia Major)
  • Texte : Lenia Major.
  • Couverture : Marc Simonetti.
  • 336 pages, 15,5x23,8 cm, souple.
  •   ISBN : 978-2-35067-062-1 
 
 
 
 
 
 
 
Résumé
Alors qu’elle visitait les ruines d’un château allemand avec sa classe, Eva s'est trouvée mystérieusement projetée au Moyen Âge, au cœur d’une bataille médiévale. Elle s'est vue contrainte de fuir et de protéger le Prince aveugle Emil. Une prophétie la désigne comme la Fille de l'Araignée, celle qui doit sauver les Maudits, les partisans hors-la-loi du prince. Après avoir retrouvé Mike, un élève bien étrange mais si énervant de sa classe, elle devra affronter Michaël de Starkenburg qui a fait assassiner les parents d'Emil et envahi son domaine.
Le temps de la fuite est fini, il faut vaincre, sinon, le cours de l'Histoire sera changé, le futur d'Eva détruit et ses chances de retour dans son siècle anéanties...

Mon avis :
J’ai commencé ma lecture pendant les vacances de la Toussaint… la période de Noël, d’autres livres, me l’ont fait interrompre… Et ce matin, en le voyant sous une pile près de mon lit, je me suis décidée à le reprendre…
Je n’ai eu aucun problème pour recommencer ma lecture… et l’apprécier.
Les rappels, au début,  permettent de bien comprendre l’histoire, même si l’on n’a pas lu le tome 1. Et, (j’ai retrouvé le livre mais aussi mes notes !!), gros point positif, ces rappels ne sont pas lourds mais bien intégrés au texte, instillés petit à petit, dosés en quelques sortes pour faciliter leur appropriation.
J’ai retrouvé avec plaisir l’humour de l’héroïne, Eva. La jeune fille est, dans ce tome 2, toujours aussi impétueuse, et toujours aussi allergique à l’injustice. A noter qu’elle fait dans cette partie de l’histoire moins de blague… le texte y gagne en légèreté, et en fluidité.

Le dénouement (que je ne vous révélerai  pas !!) m’a surprise... pour mon plus grand plaisir. Il évite (ainsi que tout le livre d’ailleurs !!) la mièvrerie, les bons sentiments.
L’action se déroule au Moyen Âge, alors même si on est dans un roman, il y a des morts, et ce ne sont pas que les méchants qui meurent. Pas d’eau de rose !!!!!!!!!Quant au coté «  fantastique » il est juste assez présent. Un juste dosage qui évite de tomber dans l’irréalisme !!!!!!!!

Un vrai bon livre, une écriture agréable, à conseiller !
J’adresse un grand merci à  Marie Christine Crooks des éditions Balivernes pour son envoi… j’espère qu’elle pardonnera mon retard dans la lecture !

 

mercredi 21 janvier 2015

Nos étoiles contraires ( John Green)



 Détails sur le produit

  •  Nos étoiles contraires ( John Green)
  • Broché: 330 pages
  • Editeur : Nathan; Édition : Nathan (21 février 2013)
  • Collection : GRAND FORMAT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2092543032
  • ISBN-13: 978-2092543030

Résumé pris sur Babelio
Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis :

Parfois, à force de lire des critiques dithyrambiques sur un livre, on hésite à le lire, ou bien … on est déçue…
C’est mon cas. Je ne vais pas dire que j’ai détesté ce livre, car ce serait mentir. J’ai souri au cours de ma lecture. J’ai versé ma petite larme aussi. J’ai été touchée par le sujet, par la façon dont l’auteur évite de tomber dans la mièvrerie. Il épargne la «  happy end » ou la fin gnan gnan… J’ai apprécié aussi sa réflexion sur le «  droit » que l’on aurait ( ou pas) de se laisser aller à aimer quand est condamné, de prendre le risque de faire souffrir celui ou ceux que l’on aime…
Mais…. je n’ai pas été aussi émue que je m’y attendais, je n’ai pas eu la boule dans la gorge ou le ventre comme à ma lecture de «  Sauf quand on les aime »  de Frédérique Martin…. ou il y a plus longtemps de «  Et si c’était vrai » de Marc Lévy.
Je pense que je devais avoir trop d’attente. A moins que  je ne me sois pas autorisée à pleurer pour un livre dans le contexte actuel…
Je conseille quand même cette lecture.

Undercurrent (Tetsuya Toyoda)



Détails sur le produit

  •  Undercurrent (Tetsuya Toyoda)
  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Kana (18 septembre 2008)
  • Collection : Undercurrent
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2505004501
  • ISBN-13: 978-2505004509

Mon résumé :
Satoru à disparu. Il est parti en voyage avec le syndicat mais il s’est évaporé un beau matin.
Après quelques hésitations, Kanae, sa femme s’est décidée à rouvrir les bains publics, hérités de son père.
Un jour, par hasard, elle rencontre une ancienne amie qui lui conseille d’engager un détective privé pour pouvoir comprendre ce que son mari est devenu.
Simultanément, un homme est envoyé par le syndicat pour lui venir en aide dans la gestion des bains.

Mon avis :
Un manga (ou bien s’agit-il d’un roman graphique.. je ne saurais dire car je ne connais pas la différence… ) comme je les aime.
Des dessins simples, épurés, des personnages beaux et  aux traits fins.
Une histoire un peu sombre mais dont il émane tout de même de la douceur et de la sérénité.
Ce que j’aime dans les mangas (ou…) c’est que les personnages s’acceptent les uns les autres, comme ils sont. Ils respectent leurs différences, et les idées de chacun. 

Avec ce manga je participe au challenge Ecrivains japonais chez Adalanas... 

samedi 17 janvier 2015

Lucky Lux, des petits saints qui tombent (Jean Claude Sacerdot)





  • Lucky Lux, des petits saints qui tombent (Jean Claude Sacerdot) 
  • Format 145X190
  • 430 pages
  • EAN 9782367600284
  • sortie octobre 2014



Mon résumé :
En peu de temps, deux capitaines d’industrie sont tués en plein Paris.
Lucas Boquillon, numéro un des missiles de croisière est défenestré. Le second, Mr Sully Ferraille est pris dans une fusillade devant l’hôtel où il avait rendez vous avec des magnats japonais de la pêche.
C’est le jeune Michel Hoffman, récemment nommé Commissaire principal  qui se retrouve chargé de l’enquête.
A lui de prouver qu’il vaut bien son surnom de Lucky Lux ….  

Mon avis :
Je crois que je suis passée à côté de l’enquête policière. Les récents évènements m’ayant empêché de me concentrer totalement sur mes lectures ces temps-ci. D’autant qu’elle est assez compliquée, mais bien construite et bien menée !
Mais j’ai quand même aimé ce livre. Pourquoi ? Parce que je me suis délectée de l’écriture de Mr Sacerdot. Il a l’art de la formule, du jeu de mots et manie la langue, les doubles et triples sens, les métaphores et toutes les figures de style de langue française avec un brio que j’ai rarement vu.
C’est un livre que j’ai lu à «  petite gorgée » tant il me demandait de concentration pour saisir tous les sens de chaque mot choisi. Un bijou donc en terme d’écriture.
Le personnage de Lucky Lux est très bien «  croqué » (je ne trouve pas d’autres façons de parler de lui) et j’espère qu’il sera de nouveau au centre de d’autres livres.
Je pense que j’essaierai d’ici quelques temps de relire ce livre pour pouvoir apprécier comme il se doit les détails de l’enquête !
Un grand merci à Mr Eric Bonnier  pour l’envoi de ce petit bijou d’écriture, et d’humour !

jeudi 15 janvier 2015

Danser les ombres (Laurent Gaudé)



Détails sur le produit 

  •  Danser les ombres (Laurent Gaudé)
  • Broché: 249 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (7 janvier 2015)
  • Collection : Domaine français
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330039719
  • ISBN-13: 978-2330039714



Mon résumé: 
 
Lucine est revenue à Port au Prince pour lui demander de l’argent. Maintenant que Nine, sa sœur, est morte, il doit assurer l’avenir de l’enfant qu’il lui a fait. Comment élever ses deux neveux sinon ?
La mère de Saul aussi a été mise enceinte par son patron. Mais lui a été élevé dans la famille de son père, malgré la haine ressentie et exprimée par la femme de ce dernier. Il a fuit, arguant des études pour devenir médecin. Il est revenu sans le diplôme, et honteux.
La rencontre de Lucine et Saul est une évidence… mais le destin qui les a fait se rencontrer n’a pas dit son dernier mot !

Mon avis :
Voila un livre dur à résumer.
C’est avant tout une belle galerie de beaux personnages : Lucine, Saul, le facteur, Lily, Firmin, Fessou, et en toile de fond une ville grouillante, des révoltes populaires.
L’écriture de Laurent Gaudé plonge son lecteur dans l’univers de Port au Prince. Elle le saisit par les sens, en lui faisant sentir les odeurs, entendre les bruits de la ville.
Il faut vivre ce livre, entendre le grondement de la terre qui viendra prendre son quota d’hommes et de femmes. Il  faut regarder ensuite le cortège des vivants. Les mots, les attitudes, les réactions des personnages incitent à se laisser entraîner par la danse des ombres et la solidarité des vivants.
Car derrière chacun il y a les ombres qui hantent les vivants et les morts, qui les hantent/les portent pour le meilleur et pour le pire.
Une écriture véritablement envoûtante, qui prend aux tripes. Des personnages attachants qui en rajoutent pour faire de ce livre un coup de cœur.

Citations :
«  La même politesse profonde, respectueuse, pour qui vient là et se soucie d’eux. »

«  C’est ainsi qu’elle fut enterrée, ivre de visions qu’elle n’avait partagées avec personne, mais qui semblaient lui avoir fait toucher du doigt l’harmonie simple du monde. »

«  Emeline qu’elles ne verraient plus et dont elles ramassèrent le corps, à défaut d’autre chose mais comme un objet sale presque, un peu dégoûtant tant il n’était pas à la hauteur de la personne qu’elles avaient aimée. »

« Elle est là, devant lui, belle de toute sa vie de sueur, sans plainte, sa vie de courage et d’abnégation ».
«  Parce qu’elle avait en elle un grand silence de nuit et des yeux encore capables de fracas. »

«  Qui dira la grandeur de ces hommes de rien, de ces silhouettes inconnues, qui ont aidé cette nuit-là […] 
Qui racontera ces héros qui avaient eux-mêmes perdu des proches, qui étaient au bord de l’épuisement, mais qui ont cherché encore et encore, crachant sur leur propre peur ? »

Vivre vite (Philippe Besson)



Détails sur le produit

  •  Vivre vite (Philippe Besson)
  • Broché: 238 pages
  • Editeur : JULLIARD (2 janvier 2015)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2260023967
  • ISBN-13: 978-2260023968



Mon résumé :
Comment ne pas être «  en colère contre le monde entier quand, à 9 ans, on a déjà vu sa maman mourir, parcouru 2000 miles dans le même train que son cercueil pour aller vivre chez un oncle et une tante ?
Et comment «  gérer » cette colère quand on est déjà un enfant à fleur de peau ?

Mon avis :
A la lecture de ces multiples témoignages j’ai l’impression de mieux comprendre qui était James Dean. Comme tout le monde, j’en ai entendu parler, j’ai même du lire des rétrospectives sur lui, plus ado, dans des magazines people.
Mais avec ce livre, je le découvre vraiment. Quelle est la part de réalité et celle de fiction ? Je n’ai pas envie de savoir. De toute façon, trop de choses ont été dites, écrites pour pouvoir aujourd’hui démêler le vrai du faux.
Le jeune homme décrit ici me plaît. J’aime son envie de vivre vite comme s’il avait peur de mourir. J’aime sa façon de tout donner à ceux qu’il aime et de faire fi des autres.
Dans ce livre, j’aime le regard que chaque personne «  interviewée » porte sur lui. A chaque témoignage c’est la tendresse qui ressort.
Aucun pathos, aucune colère ou jalousie refoulée n’émanent de ces récits. Il y a au contraire de magnifiques déclarations d’amour !
Pourtant, aucun de ceux qui l’ont rencontré, dans la sphère privée ou professionnelle n’est dupe. Il était lunatique, colérique et avait un comportement d’enfant gâté. Mais il avait aussi un «  ont ne sait quoi » qui amenait à l’admirer, à tout accepter, (ou du moins beaucoup) de  lui.
L’écriture de Mr Besson, simple, tout en pudeur, m’a une nouvelle fois charmée. Son parti pris de faire parler les morts m’a émue.

Citations :

«  Les gens inventent des histoires sensationnelles. Et nous, on se contente de traverser les jours. »

«  Je pensais que toutes les mères voient chez leurs enfants ce que les autres ne voient pas, et qu’elles les encouragent à se démarquer, à s’épanouir. »
«  Mon fils sera musicien ou danseur. Il sera ce qu’il voudra. Pourvu qu’il y ait de la lumière dans son visage. »

« On n’échappe pas à son destin. Le sien était d’être une étoile et de passer comme une comète. »

«  La vérité, c’est qu’on ne sauve jamais vraiment les apparences quand on agonise. »

«  Son père l’aime mais ce n’est pas suffisant. Il faut autre chose pour élever un enfant. Une énergie, une disponibilité, une attention. Des gestes, des étreintes, des regardes froncés. Des sourires, des mots tendres, des réprimandes. J’ai pris la mesure ce qui allait lui manquer et j’ai paniqué. »

«  Quand ton père pleure, tu le crois. »
«  Le chagrin d’un petit garçon, c’est imbattable. »

«  Il y a des gens qui, même avec tous les défauts du monde, ont un charme fou. »

«  Cela pèse lourd, une absence. Bien plus qu’une disparition. Parce qu’avec les morts c’est commode, on sait qu’ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer. »

«  J’ai contemplé alors un jeune homme fragile, tiraillé entre enfance et avenir. »

«  C’était chez lui à l’évidence, une question d’instinct. Il savait comment il devait s’y prendre. Il n’aurait sans doute pas été capable de l’expliquer mais il jouait juste et puissant, comme si ça venait des fibres. »

« Pour comprendre Jimmy, il fallait admettre qu’il n’avait pas de problème avec sa propre sensibilité, et pour être plus explicite encore, avec sa propre féminité. »

«  Il avait tout du petit morveux, de la tête à claques, et, en même temps, je devinais chez lui une fragilité, une blessure, des névroses peut-être, des failles en tout cas qui m’intéressaient. »

«  On ne se remet pas d’être passé à coté du grand amour de sa vie, je vous assure. On fait semblant d’être heureux et peut-être l’est-on quelques fois, par hasard, sans le faire exprès. Mais ça ne dure pas. On revint toujours au malheur, au remord, au chagrin. »