dimanche 31 mai 2015

Wake up America (John Lewis, Andrew Aydin, Nate Powell) Tome 1 : 1940-1960 & tome 2 1960-1963




Détails sur le produit



  •  Wake up America (John Lewis, Andrew Aydin, Nate Powell) Tome 1 :  1940-1960
  • Broché: 127 pages
  • Editeur : Rue de Sèvres (8 janvier 2014)
  • Collection : BD ADO-ADULTES
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 236981040



    Détails sur le produit 
  • Wake up America (John Lewis, Andrew Aydin, Nate Powell) tome 2 1960-1963
  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Rue de Sèvres (13 mai 2015)
  • Collection : BD ADO-ADULTES
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2369810386
  • ISBN-13: 978-2369810384

Résumé:
Le 20 janvier 2009, Barack Obama s’apprète à prêter serment devant le Congrès.
John Lewis, député, reçoit dans son bureau 2 jeunes garçons, il leur raconte son histoire…Celle d’un enfant noir dans l’Amérique de la ségrégation raciale. Celle d’un homme décidé  a faire changer les choses, à faire reconnaître l’égalité de tous les hommes. Celle d’un homme adepte du principe de la lutte non-violente.

Mon avis :
Wahoo!!!!!!!! Coup au coeur !!!!!!!!!!! Mais où étais-je donc pendant les cours d’histoire ? Je n’ai pas souvenir d’avoir séché les cours, j’ai même été une élève plutôt assidue… Est-ce que  mes profs auraient omis ce chapitre de l’histoire dans ma scolarité ?
Je ne sais pas. Je sais juste une chose : il faut lire «  Wake up America ».
Il faut à tout pris que tout le monde réalise ce qui s’est passé pendant cette période de l’histoire américaine. J’ai pris conscience de la violence de cette période,des évènements qui ont eu lieu pendant cette période. L’emploi de la non-violence, l’entrainement à la non-violence par les noirs pour se faire entendre et se faire reconnaître les mêmes droits que les blancs : ceux de n’importe quel être humain ! L’emploi de la violence dans le camp adverse pour les faire reculer, pour les museler, une violence utilisée aveuglément, uniformément envers des  adultes ou des enfants  !!!!
Le choix du noir et blanc pour les illustrations renforce la violence des faits décrits ici. Ils renforcent le sentiment d’injustice, d’incompréhension. Les illustrations sont à la fois sobres et violentes.. Difficile à décrire. Je n’ai qu’une chose à dire : montrez ce livre à tout le monde, ado et adultes !! Il faut que tout le monde se rende compte !

Merci à Doriane Sibilet des éditions rue de sèvres pour cet envoi .. choc !

Alabama shooting (John N. Turner)



Détails sur le produit

  •  Alabama shooting (John N. Turner)
  • Broché: 256 pages
  • Editeur : EDITIONS DE L'AUBE (5 juin 2015)
  • Collection : L'Aube noire
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2815912090
  • ISBN-13: 978-2815912099



Mon résumé:
Joan Travers ne comprend pas. Alors qu’elle marche sur le campus de l’université d’Alabama, à Huntsville, elle est arrêtée par la police.
Simple contrôle d’identité ? Non elle est accusée d’avoir abattu froidement 3 de ses collègues, d’en avoir blessé trois autres à l’issue d’une réunion ordinaire.

Mon avis :
Quand j’ai reçu ce livre, je venais de terminer «  la maison guerre » de Marie Sizun, un livre très fort. J’ai donc ouvert Alabama shooting, juste comme ça, pour voir. Sans mentir ni exagérer, j’ai été saisi dès les premières lignes.
Le personnage de Joan intrigue, subjugue. Le lecteur est pris entre deux feux. D’un coté il y a Joan qui semble sincèrement convaincue d’être accusée à tort, d’être innocente. Elle dit que ce n’est pas elle et on y croit. Mais d’un autre coté il y a la réalité : des preuves qui s’accumulent, des témoins qui attestent qu’elle est la tueuse…. Qui croire ? Que croire ?
Pour tenter de se défendre, Joan raconte au lecteur sa vie. Son enfance, son sentiment d’être rejetée par sa mère qui lui préfère son frère. Un frère qui est encensé, meilleur en tout et pour tout. C’est ce sentiment d’être inférieur qui va guider sa vie, construire sa personnalité, ses relations. Elle grandit avec un profond désir de devenir un garçon.
C’est une histoire de haine, d’une vie qui prend l’eau de toute part qu’a élaboré Mr Turner.
Etrangement, je me suis attachée à Joan. Pas de violons dans son récit, elle raconte sa vie de façon quasi « documentaire » mais on s’attache, on ressent de l’empathie. Elle n’apparait à aucun moment comme un monstre. Elle est une femme qui grandit dans une sorte de haine rampante d’elle-même et du monde qui l’entoure. Alors on comprend son geste.
Un livre que, contrairement à l’éditeur je ne classerais pas dans la catégorie «  polar » mais que je vous conseille de découvrir. Une sorte d’ovni.
Merci à Virginie Jullion des éditions de l’aube pour cette découverte ! 
Je suis décidement sous le charme de cette collection ! 
 

Providence (Valérie Tong Cuong)



Détails sur le produit








Mon résumé :
Quel est le point commun entre un vieil homme atteint d’un cancer, une mère célibataire secrétaire au département financier d’une grande société, la directrice générale d’un cabinet d’audit et un amoureux transi très riche ?
La providence ?

Mon avis :
Non, non n’insistez pas, je n’en dirai pas plus sur la trame de ce court roman.
J’ai apprécié chacun des personnages croqués ici par Mme Ton Cuong.
Ils ont tous une fêlure dans leur passé qui expliquent leur façon d’être, leurs inquiétudes, leurs priorités, leurs relations à autrui. Ils sont tous conscients de leurs travers, de leurs défauts mais ils ne s’apitoient pas sur leur sort ou sur eux-mêmes. J’ai pu faire autrement que de m’attacher à eux.
Ce livre est une bouffée d’optimisme dans un mon déprimant !

Raconte encore grand-mère ( Marido Viale, Xavière Broncard)




Détails sur le produit

  •  Raconte encore grand-mère ( Marido Viale, Xavière Broncard)
  • Album: 32 pages
  • Editeur : Samir Editeur (25 décembre 2014)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 995331621X
  • ISBN-13: 978-9953316215



Compte tenu des circonstances,  cet album ne pouvait que me faire craquer, et me remuer.

Une grand-mère  vient vivre chez sa fille. Elle noue une relation particulière avec sa petite fille. Une petite fille qui,  tel le Petit Prince , regarde sa grand-mère avec son cœur.  Quand ses parents voient une vieille femme triste, elle  voit une femme un peu fantasque mais surtout pleine d’histoires. Des histoires qu’elle voudrait entendre encore et encore !

Mon avis :
 Pour voir que la petite fille aime sa grand-mère, point besoin de lire le texte : les illustrations suffisent. Les couleurs sont simples. Les traits des personnages, bien que «  minimalistes » rendent merveilleusement bien les émotions des personnages. Des émotions très communicatives.
La bouille de la petite fille est craquante, celle de sa grand-mère très belle.
C’est  vraiment un album débordant d’amour  et d’émotions que j’ai eu le plaisir de gagner au concours de « la mare aux mots »…( MERCI!!!!!!!!!!!!!)

Un album qui m’a remué le cœur ….
Pour ceux qui on encore la chance d’avoir leur grand-mère, profitez-en bien et demandez lui des histoires !!!!!!!!!!

lundi 25 mai 2015

Pour vous servir ( Veronique Mougin)



Détails sur le produit

  •  Pour vous servir ( Veronique Mougin)
  • Broché: 366 pages
  • Editeur : Flammarion (6 mai 2015)
  • Collection : LITTERATURE FRA
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2081362147
  • ISBN-13: 978-2081362147
  • Dimensions du produit: 22 x 2,3 x 14,5 cm



Résumé de l’éditeur :
« Gouvernante : nom féminin. Personne qui gouverne, qui a le pouvoir en main.
Tu parles ! C’est le plumeau que j’ai en main, moi. Je suis celle qui repasse les robes sublimes de Madame, celle qui sert les invités de Monsieur. Personne ne me remarque mais dans l’ombre je les étudie, ces drôles d’oiseaux. Au lieu de faire domestique, j’aurais pu travailler au Muséum d’histoire naturelle. »
Aristocrates maniaques, héritière hystérique, intégriste passionnée, industriel névrosé, sénateur épicurien… Leurs points communs : ils sont riches, très riches, et leur gouvernante c’est Françoise. Après vingt ans d’une carrière silencieuse, la voilà qui raconte sa vie et la leur, avec une réjouissante malice. Des hôtels particuliers de Neuilly aux châteaux du Luberon, elle nous entraîne dans les coulisses de ce théâtre contemporain. Mais quelle mouche a bien pu la piquer ?

Mon avis :
Avez-vous déjà eu l’impression qu’un livre n’était pas tombé dans les bonnes mains ?
C’est ce que j’ai ressenti à la lecture de celui-ci ; lecture que j’ai abandonné.
Il y a de l’humour, des personnages intéressants. Le style de l’auteur est plutôt agréable, fluide. Mais voila je n’ai pas réussi à m’intéresser au sujet. Je vais peut être paraître pédante, mais je ne suis pas plus intéressée par la vie des riches, des people  que ça. J’ai trop l’impression d’être  une voyeuriste je crois.
Si je n’ai pas terminé ma lecture, je ne déconseillerais pas ce livre pour autant, car je pense qu’il peut intéresser, et je trouve qu’il était plutôt bien écrit.
Merci quand même au Site Babelio pour leur envoi !!( j'espère ne pas m'être grillée auprès d'eux par mon abandon!)

samedi 23 mai 2015

Hiver (Mons KALLENTOFT)



Détails sur le produit

  •  Hiver  (Mons KALLENTOFT)
  • Broché: 490 pages
  • Editeur : Points (8 septembre 2011)
  • Collection : Points Policier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757821458
  • ISBN-13: 978-2757821459



Mon résumé :
Le cadavre dénudé d’un homme est découvert, suspendu à un arbre, dans un champ, au cœur d’un hiver suédois glacial.
En enquêtant sur son passé, Malin Fors découvre que, plus jeune, l’homme aurait blessé son père à la hache. Mais elle apprend simultanément qu’il était victime de harcèlement par deux jeunes ados.  La mise en scène du cadavre fait de plus penser à un rituel pour le solstice d’hiver….
 Voila donc trois pistes différentes à suivre pour l’enquêtrice, qui est confronté dans sa vie privée à la première relation amoureuse de sa fille.

Mon avis :
Trois pistes simultanées c’est peut être un peu trop pour un polar efficace…. Bizarrement je  me suis un peu ennuyée pendant la lecture de ce livre.
Heureusement la fin du livre est un peu plus dynamique.
Était-ce  pour donner un coté mystique à l’enquête que l’auteur a choisi de faire parler l’esprit de la victime ? Si j’ai trouvé  l’idée originale, je n’ai pas  trouvé que cela apportait un plus à l’enquête…
Par contre j’ai apprécié les personnages de Malin Fors et de certains suspects. J’ai apprécié également la façon dont l’auteur aborde le thème du poids de la famille et en particulier des parents dans les choix de vie des enfants. Il analyse bien les conséquences de l’éduction reçue dans les rapports que l’on peut avoir avec les autres.
C’est sans doute cela  qui m’a motivé pour acheter la suite……

jeudi 21 mai 2015

La maison guerre (Marie Sizun)



Détails sur le produit


  •  La maison guerre (Marie Sizun)
  • Broché: 267 pages
  • Editeur : Arléa Editions (8 janvier 2015)
  • Collection : 1er mille
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 236308070X
  • ISBN-13: 978-2363080707


Mon résumé :
La mémoire a ceci de merveilleux qu’elle nous permet de revoir, dès que l’envie se présente, des lieux qui nous ont marqués. La  maison que la narratrice prend plaisir à revisiter est  une maison de Seine et Oise, celle où résidait tante Mathilde, tante Gabrielle, Oncle Alfred et la très vieille dame. C’est dans cette maison que sa mère l’avait mise à l’abri pendant la guerre. La «  Maison-Guerre » comme elle l’avait baptisée.

Mon avis :
Comment parler de ce livre ??
Je pourrais dire que c’est le récit de l’attente d’une petite fille.
Je pourrais ajouter que c’est le dialogue entre cette petite fille et l’adulte qu’elle est devenue. Un dialogue en forme de réconciliation, où l’adulte met en mots toutes les sensations, les non-dits, les «  dits-sans dire », les «  devinés » de l’enfant qu’elle a été.
Car grandir séparée, sans raison apparente, de sa mère pendant la seconde Guerre Mondiale crée immanquablement des failles. Qui plus est quand les adultes qui vous entourent maîtrisent mal «  l’art d’expliquer aux enfants ».
Mais si je disais tout ça il me faudrait rajouter que «  la Maison-Guerre » est le récit d’une enfance paradoxalement heureuse, à la campagne, en des temps troublés.

Ou alors je pourrais me contenter de vous dire que ce livre est une magnifique déclaration, tout en pudeur  d’une petite fille devenue adulte à sa mère. Un livre qui nous rappelle qu’il faut dire aux gens que l’on aime… qu’on les aime… tant qu’il est temps.

Un texte pudique, fort, qui prend aux tripes…. mais qu’attendez-vous pour le lire ??????????????????

CITATIONS
«  Il y a quelque chose que l’on ne te dit pas. Tu voudrais bien le savoir  mais tu as peur de l’apprendre. »
«  De ta mère finalement tu ne sais rien. Tu sais tout. »
«  La vie, cependant, continuait, un jour après l’autre. Étrangeté de ce temps-là, de cette naissance au monde, où tout surgissait ensemble, désespoirs et émerveillements. »
«  Pour le moment tu étais dans l’instant, un instant étonnant et fragile, la gorge serrée à l’idée qu’il allait s’interrompre. »
«  Il n’a pas achevé, mais son regard t’a fait honte,  sans que tu comprennes pourquoi. Ou plutôt si, tu en avais une vague idée, mais il valait mieux ne pas tout à fait comprendre. »
«  Ce sont les jours et les jours passés avec la tienne, et surtout peut être les jours passés à l’attendre qui ont fait cet amour fou, pas du tout le fait qu’elle soit ta mère. »

«  Il est la le secret, tout près, à fleur de lèvres. Mais encore une fois rien n’est dit. Et tu ne poses pas de question. Curieusement tu n’en as pas envie. Une paresse. Une lâcheté. »
«  Le bonheur de la Maison-Guerre, je n’aurais pas su l’oublier. Mais il était là, en moi. Inoubliable. »
«  Comment aurais-je pu dire avec des phrases ce qui déchirait ma pensée, refusait même de se concevoir ? »