
- Lucie ou la vocation (Maëlle Guillaud)
- Broché: 199 pages
- Editeur : Héloïse d'Ormesson (18 août 2016)
- Langue : Français
- ISBN-10: 2350873749
- ISBN-13: 978-2350873749
Mon
résumé :
Quand
elle n’en peut plus de la pression imposer par ses études en classe
préparatoire, ce n’est pas en faisant la fête que Lucie arrive à se détendre.
Non, grâce à Mathilde, une de ses pairs, elle a découvert un autre lieu, où règnent
la quiétude et la paix… une église. Et petit à petit, tandis que son envie de
poursuivre la prépa diminue, celle de rentrer dans les ordres augmente. Une
attirance telle qu’elle finit par tout abandonner, par couper les liens avec
ceux qu’elle aime pour «épouser » Dieu. Mais, comme dans toute vie
communautaire, les règles sont strictes, les relations conflictuelles… Sa foi
sera-telle résistera-t-elle aux contraintes ? Ses proches comprendront-ils
et accepteront-ils ce choix ?
Mon
avis.
Si j’ai mis du temps avant d’écrire cet
article (c’est le premier livre de la rentrée littéraire que j’ai lu et je l’ai
fini avant la rentrée scolaire) c’est parce que ce livre m’a mise mal à l’aise.
A
une période où l’on parle beaucoup d’embrigadement dans la religion musulmane,
de départ pour Daesh, j’étais assez curieuse de voir comment serait traité le sujet de l’entrée dans la religion
catholique.
Je
pense que mon malaise vient du fait que l’univers décrit (une congrégation de
sœur) est plus proche d’un celui d’un internat du 19ème qu’autre
chose. Le mot d’ordre est « le respect des règles » ; des
règles religieuses (silence, prières …) mais surtout des règles imposées par la
mère supérieure. Et tout est bon pour cela, même les humiliations !
Privations de repas ou gavage, interdiction de tous liens avec l’extérieur,
manipulations….. embrigadement de nouvelles novices y sont de mise !
La
foi de la jeune novice est mise à rude épreuve. L’attachement que j’ai pu
ressentir pour l’héroïne est assez ambivalent. Je l’ai admiré pour son choix au
départ, mais je l’ai aussi détesté pour sa façon de ne pas se rebeller contre
certaines règles, pour imposer à son tour aux novices des sanctions qui l’ont
fait souffrir elle avant.
L’atmosphère
qui règne au couvent est délétère et je crois que c’est un sentiment d’oppression
qui a dominé ma lecture .J’ai eu l’impression que loin d’être une libération c’est
un emprisonnement que vit Lucie.
J'ai trouvé très belle l'amitié de Juliette, sans faille, tenace pour Lucie. Une Juliette qui continue de venir voir Lucie malgré les refus des sœurs de la laisser entrer, malgré son incompréhension du choix de Lucie.
Alors
ai-je aimé ce livre, je ne sais pas trop dire. En tout cas il m’a fait réagir
et j’ai apprécié l’écriture.
Alors
si vous le lisez, n’hésitez pas à venir me le dire, j’aimerai avoir d’autres
avis !
