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lundi 13 août 2012

Le chagrin ( Lionel DUROY)


    Le chagrin
  • Le chagrin ( Lionel DUROY)

  • Poche: 736 pages
  • Editeur : Editions 84 (4 mai 2011)
  • Collection : J'ai lu Roman
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2290031569
  • ISBN-13: 978-2290031568





Résumé Amazon
De l'occupation à nos jours, Lionel Duroy retrace la lente déliquescence d'une famille au fil des événements terribles de la seconde moitié du siècle. Le portrait d'un enfant pris au piège de la fatalité familiale.


Mon avis :
Difficile de résumer un tel «  pavé ».( 734 pages quand même)
Alors comme c’est inscrit sur la 4ème de couverture c’est l’histoire d’une famille. Non en fait je dirais plutôt que c’est l’histoire d’un enfant. De William Dunoyer de Pranassac plus précisément. Il naît en le 1er Octobre 1949 à Bizerte en Tunisie. Il est le 4ème enfant d’une fratrie qui comptera bientôt 10 enfants.
Ses parents ? Son père se nomme Théophile Dunoyer de Pranassac, appelé Toto par tout le monde.
Sa mère est Suzanne Verbois. Le couple qui s’unit en juin 1944 pendant que d’autres se battent pour libérer la France, semble d’emblée en dehors du monde, de l’histoire.
Toute la famille va vivre au gré des caprices de Suzanne. Elle déteste son beau père et rabaisse sans arrêt son mari qui lui ressemble trop. Elle veut mener une vie d’un certain standing, inviter les gens, paraître, paraître et on peut dire qu’elle se fiche du reste. Son mari doit tout faire pour lui obéir, satisfaire à ses caprices….
Elle m’a hautement énervée, j’ai eu envie de la «  baffer » à plusieurs reprises… Dans le même on sent bien que quelques parts elle est « malade ». Elle se marie et se retrouve isolée à Bizerte, en Tunisie… puis quand tout semble aller bien … elle est rapatriée en France… sentiment de déracinement, nostalgie d’une splendeur passée ???
Le père de William aussi est «  malade » il est fou amoureux de sa femme qui ne cesse de le rabaisser devant les autres et devant ses propres enfants. Il se plie en 4 pour elle, allant jusqu’à s’endetter, jusqu’à s’oublier lui-même mais elle ne lui en est même pas reconnaissante . Et plus sa femme le rabaisse, plus il en fait pour la contenter !!
La relation des parents de William ressemble à celle de 2 adolescents, et on est curieux de voir, tout au long des 700 pages jusqu’où cela va aller ? Vont-ils grandir à un moment ??? Vont-ils rester ensemble ???

Dès lors que l’on vit dans une telle famille, comment grandir ? Surtout si on rajoute, pour William, une «  tare suprême » : ressembler à son grand-père paternel, haït par sa mère.
Ce livre est, plus que l’histoire d’une famille, celle d’un petit garçon qui tente de se construire, cherche sa place dans une famille plutôt «  atypique ». Comment grandir en aimant et détestant simultanément sa mère ? Comment s’insérer dans le monde, le comprendre quand on a vécut son enfant dans une sorte d’autarcie malsaine ?
Le personnage de William ne peut pas, ne pas susciter une réaction : qu’on l’aime, qu’on le déteste, on ne peut s’empêcher de réagir…

Malgré quelques longueurs j’ai apprécié ce livre et n’ai pu le lâcher avant de l’avoir finit.  
Excusez moi pour le résumé plutôt chaotique.

Avec ce livre, je participe au challenge : Le pavé de l'été 
 

2 commentaires:

  1. Je n'ai jamais trouvé le temps de le lire alors qu'il me tentait énormément. Son tour viendra un jour !!!

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  2. : ) Je t'ai dit que je l'avais lu ? Et n'avais pas pu le lâcher, malgré quelques longueurs comme tu dis, on a envie de savoir où la vie mènera le héros. J'ai bien aimé le suivre dans sa destinée chaotique ! :)

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